Blog des Laissé(e)s pour Compte / (Dpt 83)

26 avril, 2009

Bibliothèque

blc83 @ 18:27

Souffrance en France                                                                                

Christophe Dejours                              

Souffrance en France : La banalisation de l’injustice sociale            

(Poche) Editeur : Seuil (7 juin 2006) 

Présentation de l’éditeur : 

Les Français souffrent et ne le disent pas. Comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des  » nouveaux pauvres  » ? Et comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons pourtant qu’elles mettent en danger notre intégrité mentale et psychique ? Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l’origine de ce consentement silencieux la peur et la honte. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège. A la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas et de celui de banalité de Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient pensable. Et l’injustice sociale banalisée…

Biographie de l’auteur :
Christophe Dejours. Psychiatre, psychanalyste, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers et directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l’action.   

Travail, usure mentale 

Travail, usure mentale : Essai de psychopathologie du travail 

(Broché) Editeur : Bayard Centurion; Édition : édition revue et augmentée (15 mai 2008). 

Présentation de l’éditeur :
Depuis trente ans, Christophe Dejours nous alerte sur la souffrance au travail. Trente ans de recherche qui ont fait de lui un des spécialistes de cette question les plus écouté des salariés et de leurs représentants mais aujourd’hui aussi des chefs d’entreprises. Et si tous viennent lui demander conseil, c’est qu’ils sont inquiets de l’augmentation des pathologies mentales dans l’entreprise, y compris chez les cadres les plus dévoués et performants, quand ils ne sont pas stupéfaits par des suicides à répétition. Ce livre, devenu un classique, met au jour les processus qui sont bel et bien en cause, aujourd’hui encore, dans la déstructuration effrayante du monde du travail à laquelle nous assistons. « Force est d’admettre que l’aggravation des pathologies mentales du travail et le surgissement macabre de ces suicides jusqu’au milieu de communautés humaines hébétées, sonne le glas de la culture. « . Cette nouvelle édition comporte, outre les textes de 1980, 1993 et 2000, une nouvelle préface de l’auteur.

Biographie de l’auteur :
Psychanalyste et psychiatre, professeur de psychologie au Conservatoire national des arts et métiers, Christophe Dejours est à l’origine de la psychodynamique du travail. Il est également l’auteur de Souffrance en France (Seuil).

 La misère du monde 

Pierre Bourdieu

La Misère du monde   

Editeur : Seuil (Poche)

La Misère du monde, ouvrage collectif rédigé sous la direction de Pierre Bourdieu, tente de mettre en lumière les causes de la misère sociale sous ses formes modernes. Le succès mérité rencontré par ce texte lors de sa parution vient de ce que, pour la première fois, le sociologue appréhende la misère en donnant la parole à ceux qui la vivent. Il rend publique une souffrance privée au cours de nombreux entretiens où se révèle le malheur du monde et la violence cachée qu’exercent sur les individus les structures économiques et sociales. Au travers de confidences émouvantes et cathartiques, chaque interlocuteur prend conscience des mécanismes qui rendent sa vie douloureuse, voire invivable, et découvre, par-delà la souffrance, les causes sociales de son malheur. Ces témoignages sont aussi pour le lecteur l’occasion de comprendre véritablement les contraintes sociales, les agressions de la vie professionnelle qui font obstacle à l’accomplissement des personnes et à leur légitime aspiration au bonheur.                ---Madeleine Sorel---    

Futuribles
Sous la direction de Pierre Bourdieu, une équipe de sociologues s’est consacrée pendant trois ans à l’étude et à la compréhension du fonctionnement de certaines institutions comme l’école et les différents types de misère sociale dans la France contemporaine. Pour ce faire, un grand nombre d’entretiens ont été réalisés, sont regroupés par thèmes et sont chaque fois précédés d’un texte d’introduction. 
L’ouvrage montre que les lieux, comme la cité ou l’école, sont d’abord difficiles à décrire et à penser car ils sont l’objet de représentations complexes et multiples fondées sur des discours différents, parfois inconciliables. Par ailleurs, il est possible de distinguer deux types de misère. La misère de condition qui est liée à l’insuffisance de ressources et à la pauvreté. Bien qu’elle soit encore plus répandue qu’on ne le croit, cette misère est en régression dans une perspective de long terme. La misère de position, qui est liée à la non-réalisation des anticipations et au sentiment d’échec des individus par rapport à leur milieu qui a ses propres valeurs et références. Dans sa conclusion, l’ouvrage plaide en faveur d’un nouveau discours politique afin de permettre de faire face aux problèmes exposés et de répondre aux attentes des individus. Cette politique doit se donner les moyens d’échapper, d’une part, à l’arrogance technocratique qui prétend faire le bonheur des hommes malgré eux et, d’autre part, à la démission démagogique qui accepte telle quelle la sanction de la demande, qu’elle se manifeste à travers les enquêtes de marché, les scores de l’audimat ou les cotes de popularité.

Les Naufragés

Patrick Declerck

Les naufragés

(Poche)  Editeur : Pocket. 

Le vagabondage n’est plus un délit depuis 1992. Ce ne sont plus des institutions pénitentiaires, des maisons de travail qui accueillent les « exclus ». Les lois, les statuts juridiques ont changé. En est-il de même des pratiques et des mentalités ? Quelle place la société peut-elle faire, en son sein, à ceux qui lui tournent le dos ? Jusqu’où ira-t-elle sur la voie du devoir d’asile ?
Un regard cru mais humain sur un univers cruel et pathétique. –Emilio Balturi
–Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Présentation de l’éditeur :
Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux au visage ravagé ? Ce sont les clochards. Fous d’exclusion. Fous de pauvreté. Fous d’alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c’est contre la vie même qu’ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c’est un autre et impossible ailleurs dont ils s’obstinent à rêver furieusement. Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d’hébergement, au Centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d’écoute destinée aux SDF en France.

Le sang nouveau est arrivé 

Le sang nouveau est arrivé : L’horreur SDF 

(Broché) Editeur : Editions Gallimard 

Présentation de l’éditeur :
Clodo est là pour enseigner cette terrible vérité : la normalité est sans issue. Sous le masque bienveillant de nos démocraties se cache cette totalitaire injonction Citoyen sera productif ou lentement, et sans bruit, mis à mort. Qu’on ne s’y trompe pas. La souffrance des pauvres et des fous est organisée, mise en scène, nécessaire. La République tout entière verse des larmes de crocodile à la mémoire de nos chers disparus de la rue. Clodo vivant embarrassait ; voici son cadavre, garanti pur misérable hypothermique, déclaré d’utilité publique. Patrick Declerck est membre de la Société psychanalytique de Paris. Il a publié, entre autres, Les Naufragés / Avec les clochards de Paris (Terre Humaine, Plon, 2001). 

Vies Ordinaires, Vies Précaires

Guillaume Le Blanc

Vies ordinaires, vies précaires

(Broché) Editeur : Seuil 

Présentation de l’éditeur :
Banalisée, inscrite désormais dans le décor de notre quotidien, la précarité bouleverse notre rapport aux normes sociales. Sait-on simplement aujourd’hui ce qui distingue une vie ordinaire d’une vie précaire ? A-t-on seulement noté que les chômeurs, les surnuméraires, les inutiles, cette armée de sans-voix, s’inventent une nouvelle langue à laquelle nous restons sourds ? Si la philosophie peut espérer contribuer à la critique sociale, il lui revient de traduire ces expériences d’inexistence et de redonner droit de cité à ces voix discordantes, participant ainsi à la construction d’une  » société décente « . Non point un programme, mais une exigence : parce que les voix des précaires sont l’ultime voix de la démocratie, leur faire une place dans le bruit ordinaire de nos vies.

Biographie de l’auteur :
Guillaume le Blanc est professeur de philosophie à l’université Michel-de-Montaigne-Bordeaux III.

Sans Domicile Fixe

Sans domicile fixe

(Broché) Editeur : Editions du Passant.

De la destruction du savoir en temps de paix

Collectif (Auteur) 

La Destruction du savoir en temps de paix  

de Corinne Abensour (Auteur), Bernard Sergent (Auteur), Jean-Philippe Testefort (Auteur), Edith Wolf (Auteur). 

Editeur : Mille et une nuits (Broché) 

Présentation de l’éditeur :
Sauver l’étude des lettres et de la philosophie. Sauver la recherche. Sauver les collections du musée de l’Homme. Défendre l’inaliénabilité des chefs-d’œuvre des musées français. Sauver le patrimoine de l’Imprimerie nationale. Sauver les fonds de plusieurs bibliothèques… Des enseignants, des chercheurs, des conservateurs, des archéologues lancent des appels pressants devant le péril que court leur discipline ou leur institution. À partir du début des années 2000, un processus implacable devient manifeste. C’est à une véritable tentative de destruction du savoir que nous assistons. À cet égard, l’école – dont les faillites sont désormais plus difficiles à dissimuler aura été le champ d’expérimentation premier : on cherche à mettre fin à la transmission du savoir, et ce depuis près de trente ans. Derrière les discours politiques qui se sont succédé, une même logique à l’œuvre. Toutes les réformes ont été menées selon des critères de rentabilité immédiate, selon des normes de  » bonne gouvernance  » mêlant management et marketing. L’Éducation nationale a repris à son compte les préconisations des grandes institutions financières internationales ou de l’Union européenne. Peu analysées sous l’angle de cette orientation économique, la crise de l’école mais aussi la rapide dégradation de l’université et de la recherche publique trouvent pourtant là leur cohérence. Alors que l’instrument principal de son application vient d’entrer en vigueur (la loi organique relative aux lois de financement, dite LOLF), il importe de comprendre que le processus se poursuivra si nous ne l’arrêtons pas.

La France Invisible

Collectif (Auteur)

La France invisible  

de Stéphane Beaud (Auteur), Jean Ruhlmann (Auteur), Joseph Confavreux (Sous la direction de), Jade Lindgaard (Sous la direction de)

Editeur : Editions La Découverte (Poche) 

Présentation de l’éditeur :
En France, la proportion de précaires est plus élevée dans le public que dans le privé, de plus en plus de personnes ne demandent pas les prestations sociales auxquelles elles ont droit, la plupart des SDF ont une adresse, la moitié des adolescents qui se suicident sont homosexuels, les licenciés qui retrouvent un emploi connaissent presque systématiquement une perte de revenu… La « France invisible ce sont des populations qui, malgré leur nombre, sont masquées, volontairement ou non, par les chiffres, le droit, le discours politique, les représentations médiatiques, les politiques publiques, les études sociologiques ou les catégorisations dépassées qui occultent leurs conditions d’existence. Ce travail d’investigation sociale, qui s’est appuyé sur un dispositif inédit associant étroitement des journalistes et des chercheurs, propose des enquêtes, des portraits, des témoignages et des analyses permettant de mieux comprendre une société de plus en plus aveugle à elle-même.

Biographie de l’auteur :
Stéphane Beaud, sociologue, enseigne à l’université de Nantes. Joseph Confavreux est journaliste à France Culture. Jade Lindgaard est journaliste aux Inrockuptibles. Une vingtaine de contributeurs – journalistes, sociologues, historiens… – ont participé à la rédaction de cet ouvrage.

Petit Traité de manipulation...

Collectif (Auteur)

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens  

de Robert-Vincent Joule (Auteur), Jean-Léon Beauvois (Auteur)

Editeur : Presses Universitaires de Grenoble (Relié) 

Quatrième de couverture :
« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu’on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation… » – LE MONDE. 
« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psychosociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau… Mais aussi pour obtenir des autres ce que vous souhaitez… » – ENTREPRISE ET CARRIÈRES. « Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l’administration de la preuve, permettent aujourd’hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire « manipuler » de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger… » – RÉPONSE À TOUT. « À la lecture de ces techniques, vous découvrirez sans doute que vous faites déjà de la manipulation sans le savoir et pourrez ainsi améliorer et élargir vos expériences… Et le plus fort, c’est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez… » – L’ÉCHO DES SAVANES.  « Comprendre comment fonctionne un piège abscons, c’est déjà commencer à y échapper. » – ACTUEL. « Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques… Tonique en tout cas. » – CHALLENGES. « Un livre étonnant, utile, indispensable. Que se passera-t-il quand tous ces personnages familiers qui le traversent, chefs et subordonnés, parents et enfants, agences matrimoniales et âmes seules, psychanalystes et inquiets, marchands de n’importe quoi, et vous, et moi, connaîtront sur le bout des doigts cette « technologie comportementale » qu’il faudrait d’urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route… » – ANNALES DES MINES.L’auteur vu par l’éditeur :
Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois sont chercheurs en psychologie sociale et professeurs des Universités, le premier à Aix-en-Provence, le second à Nice. Ils publient régulièrement les résultats de leurs travaux dans des revues nationales et internationales. Outre ce Petit traité, ils ont rédigé ensemble : Soumission et idéologies (1981), La soumission librement consentie (1998) aux Presses Universitaires de France et A radical dissonance theory (1996) chez Taylor et Francis. Leurs productions scientifiques ainsi que leurs responsabilités éditoriales les placent parmi les personnalités les plus actives de la psychologie sociale francophone.

Ravisy / Harcèlement moral au travail.

Philippe Ravisy 

Le harcèlement moral au travail

Editeur : Delmas (Broché)  

Présentation de l’éditeur :
Face noire du monde du travail, ce mal n’épargne personne : cadres, employés, fonctionnaires… De silences en sous-entendus, de brimades en vexations, de déstabilisations en humiliations, le harcèlement s’installe. Aller au travail devient un enfer. La dépression succède à l’incompréhension. Le législateur est heureusement intervenu pour combattre ce fléau avec la mise en place d’un  » dispositif anti-harcèlement  » : d’un côté, la loi interdit, sanctionne et prévient ; de l’autre, elle protège et facilite la preuve. L’apport des toutes dernières décisions de justice est aussi essentiel pour déterminer et mettre en cause les responsabilités de chacun, en particulier celle de l’employeur. Philippe Ravisy, l’un des tous premiers avocats à s’être préoccupé du sort des victimes, explique dans ce livre comment faire pour s’en sortir et obtenir réparation. Précis, complet, accessible à tous, il permet de trouver sa solution et de la mettre en œuvre.

Quatrième de couverture :
Qui est exposé ? Toute personne en activité Pour quelles raisons ? S’en débarrasser de quelle manière ? Vexations, humiliations, mise au placard… Peut-on se défendre ? Bien sûr Comment ? Avant tout en s’informant. 
De silences en sous-entendus, de brimades en vexations, de déstabilisations en humiliations, de mises à l’écart en discriminations… le harcèlement s’installe. Aller au travail devient un enfer. La dépression succède à l’incompréhension. C’est l’impasse. Face noire du monde du travail, ce mal n’épargne personne : cadres, employés, fonctionnaires… Définis sans officiellement le harcèlement moral, la récente loi du 17 janvier 2002 offre de nouveaux moyens pour prévenir et faire cesser les processus de harcèlement, résister et réagir. 

Philippe Ravisy, avocat, déjà présent auprès des victimes à l’heure où la loi ne sanctionnait pas expressément ces agissements, leur donne dans la deuxième édition de ce guide les conseils pour riposter: comment mettre chacun face à ses responsabilités, briser son isolement, se faire aider, prouver le harcèlement, éviter la démission, obtenir réparation, etc. II fournit aussi les moyens : plans d’actions, modèles de lettres, adresses et contacts utiles. Philippe Ravisy est avocat au barreau de Paris.

Hirigoyen / Harcèlement dans la vie professionnelle.

Marie-France Hirigoyen  

Le Harcèlement moral dans la vie professionnelle 

Editeur : Pocket (19 septembre 2002) (Poche) 

Présentation de l’éditeur :
Une analyse intelligente des problèmes qui peuvent exister dans les sociétés, qu’ils soient sexuels, moraux ou autre. En 1998 Marie-France Hirigoyen publie Le harcèlement moral et son livre rencontre un succès considérable. Des centaines de personnes ont adressé leur témoignage à Marie-France Hirigoyen et, quatre ans plus tard, elle peut mieux encore mesurer l’ampleur du phénomène “ harcèlement ” et répondre à toutes les questions concrètes qu’il suscite, que ce soit du côté des victimes ou de celui des “ harceleurs ”. Après Le harcèlement moral, un livre pour aller plus loin dans la compréhension des situations de harcèlement, les prévenir ou les désamorcer.

Quatrième de couverture :
Le harcèlement moral au travail est une des violences les plus destructrices qui soient. Le succès du premier ouvrage de Marie-France Hirigoyen, paru en 1998, démontre que chacun d’entre trous est un jour l’acteur ou le témoin de ce phénomène social dont on ignorait jusque-là l’ampleur. Depuis, les témoignages se sont accumulés, de multiples affaires ont éclaté, dans le public ou le privé, un débat permanent s’est instauré dans les médias entre psychologues, chef, d’entreprises, syndicalistes, parties prenantes de ce fléau ordinaire. Riche de quatre années d’expériences et de réflexions nouvelles, Marie-France Hirigoyen, dans ce second ouvrage paru sous le titre original « Malaise dans le travail, harcèlement moral – Démêler le vrai du faux », affine son analyse, poursuit son combat, afin de mieux comprendre et prévenir.

Hirigoyen / Violence perverse au quotidien. Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien  

Editeur : Pocket (2000) (Poche) 

Le harcèlement moral, un véritable problème de société ? Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, décrit, à partir de nombreux témoignages, les différents visages de cette violence perverse qui, sous de multiples formes insidieuses et par des sous-entendus perfides, réussit à dégrader l’autre et à détruire la confiance qu’il se porte sans avoir besoin d’exercer sur lui la moindre agression physique. Cette persécution psychique est une véritable manipulation morale qui n’est plus cantonnée aux relations privées. Elle est ainsi devenue, au sein de l’entreprise, une méthode banale et efficace pour faire partir ceux que l’on ne veut pas licencier, au mépris de leurs droits et de leur équilibre psychologique. Un livre passionnant, qui a l’immense mérite de démontrer que le harcèlement moral n’est possible qu’au prix de la complicité de l’entourage de la victime. Une exhortation donc pour chacun d’entre nous à être plus courageux et à ne pas tolérer au quotidien d’être le spectateur passif d’une telle pratique. –Paul Klein

L’Entreprise
Halte au mot qui tue !
« Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier sans qu’on se salisse les mains. Une des grandes joies de la vie, c’est d’humilier ses semblables.  » Lapidaire, le mot de Pierre Desproges, en épigraphe du Harcèlement moral, résume parfaitement l’ambition de Marie-France Hirigoyen. A l’heure où les employeurs se disent de plus en plus préoccupés par le mal-être des salariés, où congé de maladie rime avec dépression, l’auteur, psychiatre et psychanalyste, dévoile les mécanismes insidieux qui, de regards en sous-entendus, plongent parfois certains de nos collaborateurs dans une spirale dépressive. L’approche, nouvelle, s’appuie sur de nombreux exemples issus d’une solide expérience clinique, et se fait troublante. 

Victime ou agresseur, tout lecteur se retrouve dans ces situations d’isolement, de discrédit, voire de harcèlement sexuel, qui  » n’est qu’un pas de plus dans le harcèlement moral « . C’est que le cadre familial n’est pas nécessairement le plus secret ; non seulement l’entreprise laisse faire, mais elle va parfois, comme le rappelle l’auteur, jusqu’à encourager les méthodes perverses : atteindre ses objectifs n’a pas de prix. L’ouvrage de Marie-France Hirigoyen tient nettement moins ses promesses en ce qui concerne les solutions. Les conseils pratiques qu’elle délivre aux entreprises en fin de volume sont vagues, et la prise en charge psychologique, finalement traditionnelle. Il reste une prise de conscience : peut-être rirez–vous moins, ou autrement, en visionnant pour la énième fois Tatie Danièle, le film d’Etienne Chatiliez.

Et pourtant... Je me suis levée tôt.

Elsa Fayner 

Et pourtant, je me suis levée tôt… :

Une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires . 

Editeur : Editions du Panama (Broché) 

Présentation de l’éditeur :
Suffit-il vraiment de travailler plus pour gagner plus ? La société française offre-t-elle réellement aux moins diplômés une chance de quitter un quotidien de précarité ? Ou bien serait-ce le  » goût du risque  » qui fait défaut à ceux qui ne décollent pas du Smic ? En janvier 2007, Elsa Fayner part pour Lille en se fixant comme objectif d’aller chercher des réponses à ces questions. Pour observer de l’intérieur le monde du travail précaire, la jeune journaliste se lance dans une recherche d’emploi, munie d’un CV sans relief. Entre les petites annonces, l’ANPE et les candidatures spontanées, elle trouve rapidement du travail. Télévendeuse d’abonnements téléphoniques, serveuse de hot-dogs en grande surface, femme de ménage dans un hôtel quatre étoiles… De son immersion, elle tire un récit surprenant, bien souvent à contre-courant des certitudes qui, à gauche comme à droite, faussent la réflexion sur les travailleurs précaires.
Biographie de l’auteur :
Née en 1977, diplômée de Sciences Po Paris et de l’ESJ Lille, Elsa Fayner est journaliste. Elle est l’auteur de Violences, féminin pluriel. La violence envers les femmes dans le monde contemporain, paru en 2006 chez Librio.

Salauds de Pauvres

Jacques Deroo  

Salauds de pauvres !  

Editeur : Editions Gutenberg (Broché)  Présentation de l’éditeur :
Entre un père alcoolique vivant de petits larcins et une mère immature qui boucle ses fins de mois avec quelques passes, la vie de Jacques Deroo était toute tracée. L’Assistance publique et son cortège de familles d’accueil plus ou moins bien intentionnées, les chapardages et les centres de correction feront le reste. Comment trouver sa place dans un monde qui vous a ainsi marqué au fer? Les deux CAP qu’obtient le jeune apprenti – serrurerie et soudure – n’y suffiront pas. Alors, c’est la délinquance, la prison, la rue et leur-compagnon: l’alcool. Jacques Deroo est devenu SDF. Grâce à quelques rencontres, grâce à l’Armée du Salut, il reprend pied. Dans les centres d’hébergement, il attrape le  » virus du social « , se transforme en homme de terrain, fait la connaissance de Patricia. Il commence une nouvelle vie, guère moins effroyable que la précédente, mais, cette fois-ci, il a un but: s’en sortir; et s’en sortir avec et pour les autres. C’est ce parcours que Jacques Deroo nous raconte. Récit d’une résurrection, Salauds de pauvres! est, en même temps, un témoignage sur l’exclusion, la violence urbaine, et un réquisitoire qui ne dissimule pas que l’humanitaire est également un business gangrené autant par les querelles de pouvoir que par l’injustice.
Biographie de l’auteur :
Aujourd’hui éducateur et travailleur social, au cœur de l’action sur les problèmes de logement et la lutte contre la misère, Jacques Deroo partage son existence entre ses deux familles, celle du cœur -sa femme et ses trois filles-et ces salauds de pauvres (l’expression appartient à Marcel Aymé dans La Traversée de Paris) pour lesquels il se bat.

                                                                                                          

         

  

                                            

            

         

 

 

 

 

 

 

 

                 

 

                

 

 

 

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