Blog des Laissé(e)s pour Compte / (Dpt 83)

30 octobre, 2011

Marseille – 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

Marseille – Vendredi 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

 

Heure :

vendredi 11 novembre · 14:0019:00
Lieu :

Marseille

Vieux Port ou Prado

Marseille, France

En savoir plus :          

11 11 11 REJOIGNEZ LA (R)EVOLUTION.
PEUPLES DU MONDE !!
Un appel lancé par les indignés de New York !
a tous les « indignés »

+ d’infos : http://www.provencedemocratie.com/
lien direct : http://democratie.exprimetoi.net/t759-11-11-11-occupy-the-world

29 octobre, 2011

Les Indigné(e)s et le Var…

De : Sylvie

Message transféré de « Patrick Garin »

Objet : Création d’un mouvement des indignés à Toulon

Envoyé : samedi 29 octobre 2011 00:18

—– Original Message —–

From: Patrick Garin

To: ptadl@aol.com

Sent: Thursday, October 27, 2011 11:18 PM

Subject: création mouvement Les Indignés de Toulon

 

Bonjour tout le monde, petite info qui pourrait peut-être vous intéresser…
Un groupe d’indignés a commencé à voir le jour sur Toulon suite à la rencontre de quelques varoises et varois lors du rassemblement sur Marseille du 15 octobre 2011.


Pour celles et ceux qui se retrouvent en accord avec le mouvement des indignés et désireraient le rejoindre ou simplement en savoir un peu plus sur ce mouvement, nous nous réunissons tous les samedis à partir de 12h sur la bien nommée place de la Liberté à Toulon. Cette rencontre est bien évidemment ouverte à tous. La seule étiquette revendiquée est celle de citoyen en désaccord avec les politiques mises en oeuvre ici même en France et celles à l’encontre d’autres peuples-citoyens au delà de nos frontières dans un esprit de solidarité commune.

Plus de 40 villes françaises ont participé au rassemblement mondial du 15 octobre, pourtant seule Paris a été mentionné dans la presse… Chaque semaine de nouveaux groupes voient le jour dans de nouvelles villes comme à Toulon. Vous pouvez trouver ces différentes villes ainsi que celles des autres pays sur ce lien :

FR | 15th october: #United we will re-invent the world

www.15october.net

(Il suffit d’agrandir le lieu que vous souhaitez voir)


En attendant la finalisation d’une page active sur facebook qui portera le nom « Les Indignés du Var », je vous invite à consulter, les miennes, celle de « Pat Garin » et « Les Indignés et le Var » ou vous trouverez déjà quelques infos. Vous pouvez laisser vos commentaires, suggestions,…

Pour se retrouver, se rencontrer, se parler, s’autoriser à dire ensemble un « Non » citoyen sur la place publique en dehors de toute affiliation politique, syndicale, religieuse…pour retrouver le sens d’une agora citoyenne

Cela ne tient qu’à vous dès ce samediou l’un des suivants. Nous y serons.

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »,

très vieille devise à l’attention des grincheux…lol.

Merci de faire suivre au plus grand nombre,

A +,

Patrick.

 

3 octobre, 2011

LE DEVOIR DE PROTÉGER EST TOUJOURS UNE IDÉE NEUVE

Classé sous Actualités,Culture,Infos Pratiques,Témoignages — blc83 @ 13:50

Projection-débat organisée par l’association « France Terre d’asile » et la Ligue de l’Enseignement – FOL83

LE DEVOIR DE PROTÉGER EST TOUJOURS UNE IDÉE NEUVE –
« Réfugiés : quel avenir pour le droit à la protection en Europe »

7 OCTOBRE 2011 • CREP DES LICES• 20H • entrée libre

DANS LE CADRE DES 60 ANS DE LA CONVENTION DE GENEVE ET DES 40 ANS DE FRANCE TERRE D’ASILE

De tout temps les gens ont fui les guerres et la tyrannie, et des outils de protections se sont mis en place au fil des époques. Le système qui protège les réfugiés aujourd’hui fut construit sur les cendres de la Seconde guerre mondiale et dans le contexte de la Guerre froide. Mais la chute du mur de Berlin a fortement modifié la figure du réfugié : il n’est plus le dissident des régimes communistes soutenu par Yves Montand, ni l’intellectuel rescapé des dictatures latino-américaines des années 1970, ni même le « boat people » pour qui se déclenchent des opérations de sauvetage humanitaire de grande ampleur, soutenues par la France entière. Le réfugié d’aujourd’hui fuit d’autres guerres, souvent civiles, beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus fréquentes qu’auparavant. Et, parce qu’ils sont les premières victimes des conflits aux enjeux ethniques ou religieux, les femmes et les enfants ont à leur tour pris la route : pour s’abriter des violences aveugles, il faut partir loin.
Entre la tentation d’un repli identitaire et l’affirmation des valeurs de liberté et de démocratie, comment l’Europe envisage-t-elle de relever ce nouveau défi ? Les réponses proposées sont-elles adaptées pour soutenir ces nouveaux exilés des « guerres modernes » ?
Projections de deux films : L’Ambassade (1973) Film de Chris Marker et Asyl (1995) Film d’Ina Volmer

Contact CREP : 04 94 24 72 81 – crep-fol83@laligue.org

23 juillet, 2011

Hébergement d’urgence: L’écran de fumée pour masquer les « laissés pour compte »

  Lu sur le site de la CGT

Les récentes déclarations du secrétaire d’Etat Benoît Apparu quant à la transformation de 4500 places d’hôtels en logements ne peuvent masquer le désengagement de l’Etat des politiques d’hébergement d’urgence et ses conséquences humaines et sociales désastreuses.

Les coupes budgétaires à l’encontre du Samu Social de Paris et la démission de son président Xavier Emmanuelli, qui ont fait la une de l’actualité, en sont l’illustration frappante et révèlent l’ampleur de la crise. Elles font suite à la décision du gouvernement au mois de mai d’une réduction de 3,3 % des moyens alloués au secteur de l’hébergement. Elles sont le résultat accablant de la volonté dogmatique du gouvernement de réduire l’intervention publique, y compris pour le domaine social.

La CGT dénonce cette réduction des crédits de l’Etat. La réforme de la politique de l’hébergement d’accueil, directement inspirée d’expériences anglo-saxonnes, qui visent à privilégier l’accès au logement des personnes sans domicile, sans passer par la case de l’hébergement d’urgence jugé trop coûteux par le Gouvernement, est un échec absolu.

Par delà les chiffres, cela se traduit concrètement sur le terrain par la réduction du nombre de places d’hébergement, la diminution des heures d’ouverture des centres, la fermeture de points d’accueil, la mise à mal de l’accompagnement social pourtant nécessaire et indispensable pour passer de la rue au logement autonome. Cela se traduit également par des licenciements et des suppressions d’emplois au sein des structures tel que le Samu Social dont les salariés inquiets viennent de se mobiliser.

Près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel, dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans-abri de longue date, ce sont aussi de plus en plus de travailleurs pauvres et leurs familles qui sont victimes des réductions budgétaires du gouvernement à l’égard des associations qui les aident. La pénurie persistante de logements et la flambée des prix immobiliers ont, en effet, fragilisé un nombre croissant de personnes. Le nombre de décisions de justice prononçant une expulsion a atteint un record historique en 2009, avec 107 000 ménages menacés de se retrouver à la rue.

Au-delà, c’est bien la politique économique conduite par le gouvernement et le Chef de l’Etat qui est en cause, conduisant à une paupérisation de plus en plus grande des salariés pour répondre aux exigences des entreprises et appétits des marchés financiers.

Le refus d’un coup de pouce à l’augmentation du SMIC s’inscrit dans cette logique. C’est cette même logique qui est aujourd’hui en œuvre en Europe et qui impose toujours plus d’austérité aux peuples, avec tous les risques de repli identitaire et de montée de l’extrémisme.

Pour la CGT, comme pour d’autres associations et organisations, l’accueil d’urgence et logement ne s’opposent pas. L’un et l’autre ont indispensables dans une société et un modèle économique en crise. L’un et l’autre nécessitent des moyens accrus.

La CGT milite pour une obligation d’accueil digne et adaptée de toute personne sans logis jusqu’à son relogement. Elle œuvre de la même façon pour l’effectivité du droit au logement pour tous, élément fondamental du « Vivre ensemble », avec un loyer qui n’excède pas 20% des revenus.


L’Etat doit être le garant de ce droit en favorisant des choix budgétaires pour une politique d’hébergement d’urgence, la production de logements sociaux.


Montreuil, le 22 juillet 2011

27 mai, 2011

Les Indignés en France

Classé sous Actualités,ALERTE,Culture,Infos Pratiques — blc83 @ 9:18

Envoyé par : Isabelle

Bonjour et bon week end

si vous voulez plus d’info alors allez voir dans
Rue 89
Génération sacrifiée
Dans réelle démocratie maintenant

Oserons nous un peu d’espoir ? Alors on commence !

Isabelle
__________________________________________________________________

SAMEDI 28 MAI :

AIX EN PROVENCE : 18h, Rotonde/Mirabeau
AMIENS : 15h, Campement devant le rectorat
BAYONNE : AG à 10h et 19h : esplanade pelletier, face à l’université de la nive
BELFORT 14h place Corbis
BESANçON : 18h30, Place Marulaz
BORDEAUX : 14h place de la Victoire
BREST : 19h, Place de la Liberté
CARHAIX : 10h, Place du champ de foir
CHERBOURG :19h, place du théatre
CLERMONT FERRAND : 18h Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
LE HAVRE : 15h, Préfecture
LILLE : 12h, Place de la République
LORIENT : 18h Place Aristide Briand (Fnac)
LYON : Campement permanent Place Bellecour
MANOSQUE : 12h, Place Marcel Pagnol
MONTPELLIER : 14h, Place des Patriotes (avec casserole)
NANCY : 19h30, Place Maginot, contact 0659827367
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NIMES : 19h, Maison Carrée
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : Place de Verdun : 9h
PERPIGNAN : AG 19h Place République
RENNES : 19h, Place de la Mairie
REIMS : 15h30, Place Herlon
ROUEN : 17h, Place de l’hôtel de ville
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULON 17H place de la liberté
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Anatole

DIMANCHE 29 MAI :

AVIGNON : 15h, Place de l’horloge
BAYONNE : AG à 10h et 19h : esplanade pelletier, face à l’université de la nive
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
BREST : 19h, Place de la Liberté
CLERMONT FERRAND : 18h Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
LANNION : 16h, Devant le tribunal
LE HAVRE : 15h, Préfecture
LILLE : 12h, Place de la République
LYON : Campement permanent Place Bellecour
MARSEILLE : 14h, Place Thiars – (devant le journal la Marseillaise)
METZ : 19h, Place Saint Louis
MONTPELLIER : 18h à l’esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot, contact 0659827367
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NEVERS : 15h, Place de la mairie
NIMES : 19h, Maison Carrée
ORLEAN : 14h, Place du Martoi
NANCY : 19h30, Place Maginot, contact 0659827367
NICE : 19h, Place Garibaldi
PARIS : 14h, Place de la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
PERPIGNAN : AG 19h Place République
RENNES : 19h, Place de la Mairie
SAINT-ETIENNE : 17h, Hôtel de Ville
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Anatole
VALENCE : 19h, Place de la Mairie

MARDI 31 MAI :

GRASSE : 17h, Cours Honoré Cresp
SAINT ETIENNE : 17h, Marches de l’hôtel de ville

MERCREDI 1 JUIN :

CHAMBERY : 18h30, place des éléphants
…..

29 novembre, 2010

Code de l’Action Sociale et des Familles / Dispositions relatives aux placements des mineurs

Classé sous Actualités,Culture,Infos Pratiques,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 13:15

De : Agathe Cléry

Motivations de la QPC – Code de l’Action Sociale et des Familles. Dispositions relatives aux placements des mineurs.
1) Nous demandons que les articles L221-1, L221-4, L226-2-1, L226-3 et L226-4 soient déclarés – collectivement – inconstitutionnels. Bien que chacun de ces articles semblent anodins individuellement, leur agrégation ne permet pas le respect de l’égalité des armes des familles face à des services sociaux qui font le signalement, organise la soustraction des enfants, instruisent le dossier à l’attention du Juge, évaluent les parents, préconisent le prolongement du placement, jugent de la qualité de leur propre prise en charge du mineur,…
Ainsi, à l’audience devant le Juge des Enfants, les services sociaux cumulent – en quelque sorte – les rôles de juge d’instruction (ou de l’enquête), de procureur (ou d’avocat général) et de juge d’application des peines. Ceci est contraire au respect d’une procédure équitable et à la préservation de l’équilibre des droits des parties.
De plus, lors de la mise en place de la procédure en assistance éducative, ces articles confèrent à l’assistante sociale référente des pouvoirs excessifs, ce qui permet un certain nombre d’abus. (Voir le paragraphe “ Violation des droits de l’Homme ” du Mémoire).
2) Nous demandons que l’article L223-5, relatif à l’élaboration d’un rapport pluridisciplinaire, soit déclaré inconstitutionnel car il est contraire au respect du contradictoire. En effet, ni la famille, ni l’avocat des parents, ni l’avocat de l’enfant ne sont présents lors de la préparation de ce rapport. En revanche, chef de service, attachée SPE, conseillère enfance,… participent aux synthèses même s’ils n’ont jamais vu l’enfant et s’ils ne le connaissent que par l’intermédiaire de la « référente » et du dossier de signalement (dont le contenu est forcément défavorable aux parents, mais pas forcément authentifié). La voix de la défense n’étant jamais prise en compte, il est assez courant que ces synthèses contiennent des contrevérités. Ces « erreurs » sont d’autant plus regrettables que le Juge des Enfants se base sur ce compte-rendu et qu’il arrive que le magistrat ne fasse qu’entériner ces conclusions. Le rapport pluridisciplinaire constitue donc, de facto, un dossier d’instruction mais rien ne garantit sa rédaction à charge et à décharge.
3) Nous demandons que la notion d’ “ intérêt de l’enfant ” (article L112-4) soit déclarée inconstitutionnelle et que la primauté de ses “ droits fondamentaux ” soit énoncée (notamment le droit fondamental de l’enfant de vivre, s’il le souhaite, avec ses parents). En effet, l’intérêt (supposé) de l’enfant est un concept évalué subjectivement par des travailleurs sociaux et des Juges qui n’ont qu’une connaissance très superficielle (voire même erronée) de l’histoire de l’enfant. Cette notion subjective ne saurait donc l’emporter sur les droits objectifs fondamentaux de l’enfant lorsque celui-ci exprime, librement et clairement, qu’il refuse d’être séparé de ses parents. Encore faudrait-il que tout enfant placé soit systématiquement représenté par un avocat qui recueille son témoignage (et qu’il puisse le rencontrer sans la présence de son assistante sociale référente).
Par ailleurs, cette notion d’“ intérêt de l’enfant [qui] (…) doit guider toutes décisions le concernant ” place un certain nombre de travailleurs sociaux en situation de conflit d’intérêts. Les assistantes sociales (cherchant à valoriser leur travail) n’ont pas “ intérêt ” à avouer qu’elles ont fait une erreur si elles s’aperçoivent que leur demande de placement en famille d’accueil était une erreur ; les éducateurs (en CDD dans les foyers de l’enfance) n’ont pas “ intérêt ” à reconnaître que l’enfant doit retourner dans sa famille ; les TISF (dont les emplois sont menacés dans les ADMR en difficultés financières) n’ont pas “ intérêt ” à admettre que les observations à domicile sont inutiles ; le Président du Conseil Général (cherchant à optimiser le taux de remplissage des foyers de l’Aide à l’Enfance à 98% avant les prochaines réformes territoriales)* n’a pas “ intérêt ” à vider les structures d’accueil. Cette question du conflit d’intérêts mérite d’être posée car chaque enfant placé est l’enjeu d’importants transferts économiques : 6.000 euros/mois, sans compter la captation des allocations familiales au profit de l’Aide Sociale à l’Enfance (article L521-2 du Code de la Sécurité Sociale).
* Rapport de la Cour des Comptes ; « La protection de l’Enfance » ; Octobre 2009 ; pages 65 et 170 http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/RPT-protection-enfance.pdf

1 septembre, 2010

Des enfants laissés pour compte

Classé sous Actualités,Culture,Insertion,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 13:19

DE : Isabelle

Aujourd’hui je lis le journal du coin, Var Matin et je vois un article sur une petite fille autiste scolarisée qui se retrouve cette année sans AVS (auxiliaire de vie scolaire). Après la lecture de cet article je suis, je l’avoue, un peu beaucoup énervée.


Voici une copie de l’article issue donc du site Var Matin. Je précise que dans la version papier du journal il y avait un encadré supplémentaire mais j’y reviendrai par la suite.

Juliette, autiste, sans aide de vie scolaire depuis la rentréeA chaque rentrée scolaire, son lot de mauvaises surprises. Cette année, c’est la jeune Juliette Martins-Mestre, 5 ans et demi, qui en fait les frais.

Scolarisée depuis deux ans à l’école maternelle Vert Coteau avec son frère jumeau, Dorian, elle bénéficiait comme lui jusqu’alors du soutien en classe d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS). Les deux enfants étant autistes.

Mais cette année, seul Dorian, son frère, a eu droit à l’aide d’une AVS. La jeune Juliette n’ayant trouvé personne à la rentrée pour remplir ce rôle.

Des interrogations laissées sans réponse

« Les années précédentes, la MDPH(1) leur avait notifié vingt heures d’accompagnement scolaire à chacun et l’inspection académique leur avait finalement accordé 18 h à chacun, mais ça s’était très bien passé », explique Françoise, la maman.

« Cette année, Dorian a obtenu 24 heures d’accompagnement au lieu de 20 h notifiées par la MDPH et Juliette devait avoir droit à 16 h au lieu de 20. Mais l’AVS qui suivait Juliette en classe a réussi un concours et a démissionné de son poste début juillet. » Et l’inspection académique n’a visiblement pas trouvé de remplaçant.

« Le poste a été budgétisé pourtant. J’ai reçu un courrier », précise Françoise.

Depuis, cette maman et la déléguée des parents d’élèves tentent d’obtenir une explication. En vain. « On a envoyé notre pétition sur laquelle on a recueilli 123 signatures et des courriers à l’inspecteur d’académie, des copies aux adjoints de la mairie de Toulon. On a téléphoné plusieurs fois. On devait nous rappeler. Qu’ils nous disent au moins quelque chose !»

« On nous laisse nous débrouiller seuls »

Les parents comme les enseignants et le directeur de l’école s’inquiètent surtout du devenir de Juliette. Depuis la rentrée, la fillette voit son frère aller en classe tous les jours et pas elle. « Je dois la ramener à la maison », confie sa mère. « Juliette aime beaucoup l’école. Elle est épanouie ici. Elle avance, elle progresse. Elle est très malheureuse de cette situation. »

Même si, l’enseignante, Nathalie Gallet-Busam, prend tout de même de temps en temps la fillette en classe, c’est une situation insatisfaisante pour tout le monde. « J’ai déjà une classe de deux niveaux avec 25 enfants. Avec Juliette, c’est encore un troisième niveau. Sans AVS, elle ne bénéficie pas de toute l’intégration à laquelle elle a droit. Avant ça, elle avait énormément progressé. Elle risque de tout perdre », confie-t-elle.

« Un pansement sur une jambe de bois »

Et le directeur de l’école, Jacques Bartolomei, auquel en outre le poste d’employé de vie scolaire (EVS) n’a pas été renouvelé, de confirmer : « A l’inspection académique, ils n’anticipent jamais. Depuis trois mois, ils n’ont pas daigné nous écrire, nous téléphoner, au moins pour nous renseigner. »

Bon gré mal gré, l’équipe enseignante soutient donc comme elle peut cette famille.

amingaz@nicematin.fr

1. MDPH : Maison départementale des personnes handicapées. C’est elle qui notifie les heures d’accompagnement scolaire en fonction du type de handicap de l’enfant, physique, psychologique, dyslexie… A l’inspection académique ensuite de les mettre en oeuvre en fonction des postes dont elle bénéficie. Sachant que le nombre des bénéficiaires d’accompagnement scolaire augmente chaque année…

Déjà la première chose qui me vient à l’esprit c’est « oulà ça doit être vraiment dur pour les parents, déjà un enfant c’est pas facile, un enfant autiste encore moins, des jumeaux c’est galère mais alors des jumeaux autistes tous les deux, je leur souhaite beaucoup de courage ! ». Mais bien sur là n’est pas mon coup de gueule.

Je me demande déjà pourquoi en attendant de trouver une AVS à cette petite fille, elle ne peut pas partager l’AVS avec son frère ? Ils sont jumeaux donc du même âge, donc ils pourraient très bien être dans la même classe et aidés tous les deux. C’est sur que ce n’est pas une solution, mais les AVS que j’ai déjà vu en école s’occupent toujours un peu des autres enfants en difficulté de la classe où ils sont et pas uniquement de l’enfant pour qui elles sont nommées.

Ensuite je me dis que l’AVS nommée a démissionné depuis plusieurs mois et ils ont pas été capables de lui en trouver une autre ? Qu’ils n’aillent pas nous faire croire qu’il y a un manque d’AVS, au contraire, je connais plusieurs personnes sur la région qui ont postulé à ce genre de postes et qui n’ont jamais été contactées pour un entretien. Donc des candidats il y en a ! D’après ce qui est dit dans l’article ce n’est pas non plus un problème de budget puisque ce poste est déjà budgétisé. Mais alors on a une gamine qui a besoin d’un AVS, des gens qui veulent être AVS, des sous débloqués pour lui payer un AVS … mais elle n’a pas d’AVS. C’est à se demander si ce blocage n’est pas volontaire quelque part part, hum.

Et là on en vient à ce qui était dans les encadrés du journal papier et pas dans le journal numérique. Un parallèle avec les postes d’EVS supprimés cette année. En gros plus de la moitié des EVS vont être supprimés. Or ces EVS faisaient souvent aussi office d’AVS dans les écoles. Et là je prend l’exemple de notre EVS, quelqu’un de formidable, qui aide tout le monde, dévouée comme tout, que les élèves adorent. Elle aura 60 ans en juillet et a donc besoin de travailler jusque là pour avoir des aides par la suite. Et bien elle vient d’apprendre que son poste sera supprimé en décembre !

Moi je suis Assistante d’Éducation pour la troisième année. Jusqu’à présent je m’occupais de donner les cours d’informatique aux élèves. Cette année, deux jours avant la rentrée, lorsque je vais signer mon contrat, on m’apprend qu’on me retire 6h d’informatique pour me les mettre en tant qu’AVS. Ah bon ? Et on me demande pas si je suis qualifiée pour faire ça ? Non non pas besoin, c’est comme ça. Et là je me dis dans ma tête « mais mince c’est A., notre EVS qui a toujours fait ça, pourquoi cette année c’est moi . Je vais quand même pas lui piquer son boulot ! ».

Et effectivement cette année elle ne fait plus office d’AVS, et comme elle ne fait plus le boulot d’AVS son poste peut être supprimé ! Et si j’avais refusé ces 6h d’AVS ? Elle aurait pu garder son poste, mais c’est moi qui aurait perdu le mien.

Alors là on peut se dire à première vue que oui ben si on a plus besoin d’elle on va pas la garder. Mais là je hurlerai et dirai « pas besoin d’elle ? c’est une blague ? »
Petit tour rapide de l’école : plusieurs élèves complètement perdus et pas seulement scolairement mais bon pour une AVS faut relever du handicap pas juste avoir des soucis, une autiste, une muette volontaire, une dyspraxique, un déficit de mémoire important, quelques élèves incapables de se concentrer. Mais eux, tous, ils n’ont personne pour les aider ! Même pas 1h par semaine, rien du tout ! Pourtant clairement avoir une aide avec eux pourrait les aider à beaucoup mieux progresser.

L’élève avec qui je suis moi ? Il a juste du mal à se concentrer, mon seul rôle est de lui dire plusieurs fois « S. allez, concentre toi » ou « allez S. fait ton travail », mais voilà lui a plus le droit à une AVS qu’une autiste ou une enfant incapable de mémoriser ! A se demander vraiment comment la MDPH décide d’attribuer des aides ! Attention je ne dis pas qu’il n’a besoin de personne, juste que rien que notre école il y a plusieurs enfants qui en auraient plus besoin que lui.

Et tous ces enfants, comme la Juliette de l’article, comme ceux de « mon » école, qui auraient besoin d’aide pour avancer mais n’en ont pas, ils deviennent quoi ? Si ils ont de la chance leur enseignant arrive à s’en occuper, mais il ne faut pas se leurer, un enseignant ne peut pas s’occuper en particulier d’un élève, il y a toute une classe à gérer et on ne peut pas la laisser tomber parce que un élève a des besoins particuliers. Si ils n’ont pas de chance ils font comme Juliette et restent à la maison, ou restent au fond de la classe sans rien à faire parce qu’ils ne peuvent pas suivre.

Et pendant ce temps là combien d’enseignants qui n’ont pas de poste ? Les fameux surnombres ? Tiens … des enseignants sans postes (donc qui sont déjà payés), des élèves ayant besoin d’aide particulière, mais alors … ne pourrait-on pas utiliser ces enseignants sans poste pour aider les enfants sans AVS ? Après tout ça ne couterait même pas plus cher, mais bon encore une fois faudrait pour ça que les décisionnaires réfléchissent.

Ah oui je précise quand même, que ce soit notre EVS dont je parlai, les AVS, ou moi, au mieux, à « temps plein » (temps plein = 24 ou 26h bien sur on ne peut pas travailler plus que les élèves) on gagne 700€ par mois, on ne peut pas dire qu’on soit du personnel bien cher hein.

Et une dernière chose qui était dans l’article papier (faudrait que je le retrouve pour le scanner celui là), les AVS sont une formation obligatoire de 60h …. on est rentrés depuis bientôt un mois, j’attends toujours d’en entendre parler…

13 février, 2010

Lettre ouverte à la CAF du VAR

DE : Cyril COSSU cyrilcossu@yahoo.fr 

LIEU : TOULON 

 Objet : Lettre ouverte à la CAF du VAR

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2010, mon Allocation Logement est passée de 258,63€ à 170,77€, « les calculs se basant sur mes ressources 2008 »…

Or, en 2008, j’ai été employé en Contrat d’Avenir du 01 mars au 31 Août (735€/mois…) puis en CI-RMA (825€/mois…) jusqu’au 31 décembre, et ce alors que j’étais S.D.F. …

Comment pouvez-vous justifier ce ” calcul “ ?

Comment pouvez-vous amputer d’un tiers mes allocations logement alors que je n’ai un toit que depuis 6 mois ?!?!?!?

Prenez-vous seulement en compte, dans ces calculs, les conditions du marché immobilier ?

Que faites-vous de la Loi S.R.U. qui n’est pas appliquée dans notre département ?

Sans réponse de logement social HLM depuis plus de 2ans, je n’ai pu trouver un bailleur privé, acceptant de louer un logement à un travailleur en contrat aidé, qu’en juin 2009, et ce pour un loyer exorbitant de 610€/mois…

Mon Ci-RMA se terminant en Mars 2010, avec 535€ de chômage/mois (!), je n’aurais plus les ressources suffisantes pour garder mon toit au vu de vos “calculs” de prestations…

D’autre part, je n’ai plus droit également à la C.M.U. depuis Février 2010 !… Je me vois donc sommé de débourser près de 400€ pour acquérir une mutuelle : comment la payer ???…

Sur quels fondements ou ” barèmes ” vous basez-vous pour arriver à de telles iniquités ?

“Travailler plus pour être plus démuni ?”

Quelles sont les finalités de vos « calculs » ?

Garantir une main d’œuvre bon marché, tout en la domiciliant dans des foyers d’hébergements d’urgence ?

Après deux ans de travail à salaire précaire je dois donc retourner à la rue et y rester ?

Est-ce donc là votre logique ou celle de votre direction ?

A qui faut-il s’adresser pour palier à de telles spéculations ?

Comment dois-je procéder ?

Merci de me renseigner.

Cyril Cossu.

(Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

Réponse de la CAF du Var :

—– Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
dialogue.caftoulon@caf.fr

À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010

votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources ,
la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute  

Cordialement,
  Votre technicien-conseil.

Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur
http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Conclusion ?

  • Il semble donc qu’il y ait un profond décalage entre le Projet de Loi de Mr HIRSH, les informations relatives à cette Loi pourtant des plus relayées par les médias (désinformation ?), et son application concrète sur le terrain…

Il convient donc d’écrire au premier concerné, à savoir Mr HIRSH et de rétablir ainsi une information concrète sur la Loi du RSA.

Appel à tous les visiteurs :

Si vous faites face à des situations analogues merci de me faire part de vos témoignages : nous les publierons sur ce site et les enverrons au ministère.

Attention !

N’oubliez pas : 

Nous ne sommes en démocratie que si nous faisons entendre nos voix… 

Passer sous silence les disfonctionnements et les iniquités pérénise et accroit ces mêmes disfonctionnements et iniquités…

Merci donc de Réagir :

Ecrivez vos témoignages sur ce site ou à l’adresse suivante :

blctemoignages@gmail.com

comite17octobre@yahoo.fr

29 janvier, 2010

Jeunesse : Génération Sacrifiée ?

Classé sous Culture,Insertion,Logement,Ordinaire,Travail — blc83 @ 9:16

DE :

Envoyé le : Jeu 28 Janvier 2010, 22 h 24 min 40 s
LIEU : TOULON…

Objet : Article de l’Humanité du 28 janvier 2010

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.

« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. » Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. « 1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc.

Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.

Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. « Vous vous plaignez ? On vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ? On vous vire ! Vous refusez trop souvent des missions ? L’agence ne vous rappelle plus ! Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. »

Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 : « 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. » Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus : 50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres). « Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009. Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. » Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis (dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible.

Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou : « Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”. » Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres.

Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…
« Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis. « On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels  », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables.

Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. « Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène Éric. Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. »

On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.
Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ».

Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. »

« En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacunpour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. »

Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ? « Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dixhuit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une « soi-disant générosité  » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ».

Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ». Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), « la droite tente de les ériger en norme ». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique.

Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…
 

GRÉGORY MARIN

17 décembre, 2009

LA COTOREP (du Var…) : « Rentabilisons en discriminant… »

  »Privilégiée ! »

DE : Geneviève

LIEU : TOULON

Depuis 2003 je vis avec une pension d’invalidité de 653€ mensuels après que la COTOREP m’ai refusé par deux fois les demandes de reclassements professionnels déposés avec un certificat de mon rhumatologue « station debout pénible et interdiction de portage de poids » J’ai donc été jugée inapte au travail avec un taux d’handicap de 50%.

Beau modèle d’incohésion sociale que ce jugement qui m’interdit de subvenir à mes besoins vitaux par mon travail à cause de ma prétendue inaptitude alors que mon taux d’handicap de 50% m’interdit les aides sociales accordées aux personnes jugées à 80% d’handicap : versement du complément de ressources, prêts caf pour l’achat d’électroménagers ou pour adapter l’appartement à son handicap , CMU, réductions SNCF et transports en bus, etc…

A tous ces manques il faut ajouter les franchises médicales et les médicaments jugés de confort qui ne sont plus remboursés, les prothèses dentaires inaccessibles.

Ne plus se soigner correctement, manger de plus en plus mal, juste essayer de survivre et de garder son appartement…

Mon APL ayant baissé de 50€ en début d’année j’ai contacté une assistante sociale pour comprendre cette nouvelle restriction. Celle-ci ne m’a donné aucune explication sur ce changement, voilà ce que j’ai entendu de sa part :
 

- « Madame ne vous plaignez pas, rendez vous compte que vous êtes privilégiée par rapport aux Rmistes qui n’ont que 400€ pour vivre. 50€ de plus ou de moins ne changent rien dans un budget. »

Il y a 6 ans alors que j’attendais la décision de la COTOREP pour mon reclassement j’ai été radié des Assédic pour avoir refusé un stage de relooking. La conseillère qui animait l’atelier de recherche d’emploi me dit que si je ne trouvais pas de travail c’est que je ne savais pas me vendre et que je devais travailler mon image. Je lui ai répondu que c’était peut-être aussi parce que les employeurs préféraient sous-payer des jeunes en contrat de qualification plutôt que d’embaucher en CDI des personnes avec 25 années d’expérience.

Voilà encore un exemple flagrant de notre société basée sur la compétition qui accorde plus d’importance au « paraître » qu’à l’ »être.

Nous faire baisser la tête en nous culpabilisant, nous humilier pour mieux nous asservir, nous dresser les uns contre les autres, travailleurs contre chômeurs, handicapés contre Rmistes, mères au foyer contre femmes qui travaillent, voilà comment nos dirigeants assurent leur pouvoir.

Mais ils ne m’auront pas, je reste debout.

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