Blog des Laissé(e)s pour Compte / (Dpt 83)

30 octobre, 2011

Marseille – 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

Marseille – Vendredi 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

 

Heure :

vendredi 11 novembre · 14:0019:00
Lieu :

Marseille

Vieux Port ou Prado

Marseille, France

En savoir plus :          

11 11 11 REJOIGNEZ LA (R)EVOLUTION.
PEUPLES DU MONDE !!
Un appel lancé par les indignés de New York !
a tous les « indignés »

+ d’infos : http://www.provencedemocratie.com/
lien direct : http://democratie.exprimetoi.net/t759-11-11-11-occupy-the-world

29 octobre, 2011

Les Indigné(e)s et le Var…

De : Sylvie

Message transféré de « Patrick Garin »

Objet : Création d’un mouvement des indignés à Toulon

Envoyé : samedi 29 octobre 2011 00:18

—– Original Message —–

From: Patrick Garin

To: ptadl@aol.com

Sent: Thursday, October 27, 2011 11:18 PM

Subject: création mouvement Les Indignés de Toulon

 

Bonjour tout le monde, petite info qui pourrait peut-être vous intéresser…
Un groupe d’indignés a commencé à voir le jour sur Toulon suite à la rencontre de quelques varoises et varois lors du rassemblement sur Marseille du 15 octobre 2011.


Pour celles et ceux qui se retrouvent en accord avec le mouvement des indignés et désireraient le rejoindre ou simplement en savoir un peu plus sur ce mouvement, nous nous réunissons tous les samedis à partir de 12h sur la bien nommée place de la Liberté à Toulon. Cette rencontre est bien évidemment ouverte à tous. La seule étiquette revendiquée est celle de citoyen en désaccord avec les politiques mises en oeuvre ici même en France et celles à l’encontre d’autres peuples-citoyens au delà de nos frontières dans un esprit de solidarité commune.

Plus de 40 villes françaises ont participé au rassemblement mondial du 15 octobre, pourtant seule Paris a été mentionné dans la presse… Chaque semaine de nouveaux groupes voient le jour dans de nouvelles villes comme à Toulon. Vous pouvez trouver ces différentes villes ainsi que celles des autres pays sur ce lien :

FR | 15th october: #United we will re-invent the world

www.15october.net

(Il suffit d’agrandir le lieu que vous souhaitez voir)


En attendant la finalisation d’une page active sur facebook qui portera le nom « Les Indignés du Var », je vous invite à consulter, les miennes, celle de « Pat Garin » et « Les Indignés et le Var » ou vous trouverez déjà quelques infos. Vous pouvez laisser vos commentaires, suggestions,…

Pour se retrouver, se rencontrer, se parler, s’autoriser à dire ensemble un « Non » citoyen sur la place publique en dehors de toute affiliation politique, syndicale, religieuse…pour retrouver le sens d’une agora citoyenne

Cela ne tient qu’à vous dès ce samediou l’un des suivants. Nous y serons.

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »,

très vieille devise à l’attention des grincheux…lol.

Merci de faire suivre au plus grand nombre,

A +,

Patrick.

 

23 juillet, 2011

Hébergement d’urgence: L’écran de fumée pour masquer les « laissés pour compte »

  Lu sur le site de la CGT

Les récentes déclarations du secrétaire d’Etat Benoît Apparu quant à la transformation de 4500 places d’hôtels en logements ne peuvent masquer le désengagement de l’Etat des politiques d’hébergement d’urgence et ses conséquences humaines et sociales désastreuses.

Les coupes budgétaires à l’encontre du Samu Social de Paris et la démission de son président Xavier Emmanuelli, qui ont fait la une de l’actualité, en sont l’illustration frappante et révèlent l’ampleur de la crise. Elles font suite à la décision du gouvernement au mois de mai d’une réduction de 3,3 % des moyens alloués au secteur de l’hébergement. Elles sont le résultat accablant de la volonté dogmatique du gouvernement de réduire l’intervention publique, y compris pour le domaine social.

La CGT dénonce cette réduction des crédits de l’Etat. La réforme de la politique de l’hébergement d’accueil, directement inspirée d’expériences anglo-saxonnes, qui visent à privilégier l’accès au logement des personnes sans domicile, sans passer par la case de l’hébergement d’urgence jugé trop coûteux par le Gouvernement, est un échec absolu.

Par delà les chiffres, cela se traduit concrètement sur le terrain par la réduction du nombre de places d’hébergement, la diminution des heures d’ouverture des centres, la fermeture de points d’accueil, la mise à mal de l’accompagnement social pourtant nécessaire et indispensable pour passer de la rue au logement autonome. Cela se traduit également par des licenciements et des suppressions d’emplois au sein des structures tel que le Samu Social dont les salariés inquiets viennent de se mobiliser.

Près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel, dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans-abri de longue date, ce sont aussi de plus en plus de travailleurs pauvres et leurs familles qui sont victimes des réductions budgétaires du gouvernement à l’égard des associations qui les aident. La pénurie persistante de logements et la flambée des prix immobiliers ont, en effet, fragilisé un nombre croissant de personnes. Le nombre de décisions de justice prononçant une expulsion a atteint un record historique en 2009, avec 107 000 ménages menacés de se retrouver à la rue.

Au-delà, c’est bien la politique économique conduite par le gouvernement et le Chef de l’Etat qui est en cause, conduisant à une paupérisation de plus en plus grande des salariés pour répondre aux exigences des entreprises et appétits des marchés financiers.

Le refus d’un coup de pouce à l’augmentation du SMIC s’inscrit dans cette logique. C’est cette même logique qui est aujourd’hui en œuvre en Europe et qui impose toujours plus d’austérité aux peuples, avec tous les risques de repli identitaire et de montée de l’extrémisme.

Pour la CGT, comme pour d’autres associations et organisations, l’accueil d’urgence et logement ne s’opposent pas. L’un et l’autre ont indispensables dans une société et un modèle économique en crise. L’un et l’autre nécessitent des moyens accrus.

La CGT milite pour une obligation d’accueil digne et adaptée de toute personne sans logis jusqu’à son relogement. Elle œuvre de la même façon pour l’effectivité du droit au logement pour tous, élément fondamental du « Vivre ensemble », avec un loyer qui n’excède pas 20% des revenus.


L’Etat doit être le garant de ce droit en favorisant des choix budgétaires pour une politique d’hébergement d’urgence, la production de logements sociaux.


Montreuil, le 22 juillet 2011

2 mars, 2011

Expropriation des Olivades : Manifestation le 13 Mars

Classé sous Actualités,ALERTE,Logement,Ordinaire,Témoignages,Travail — blc83 @ 10:52

De : Attac-Var
(Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens)

« Il s’agit tout simplement de se réapproprier ensemble l’avenir de notre monde »

Communiqué

En défense des terres agricoles,
En défense des Olivades

L’expropriation menace Les Olivades et la famille VUILLON fondatrice des AMAP en France. C’est à un véritable acharnement que se livrent les responsables de TPM et de la commune d’Ollioules pour liquider les dernières petites exploitations agricoles de proximité au profit des grandes surfaces. Le projet de tramway devenu « bus thermique amélioré est donc programmé pour arriver sur l’exploitation Les Olivades à coté de Carrefour dont on prend bien soin de préserver voire d’agrandir le parking. Si l’on peut être favorable au tramway pour réduire la pollution et l’engorgement des voitures, on ne peut accepter que ce soit toujours les petits agriculteurs qui en subissent les conséquences, alors que l’on protège et développe les grandes surfaces. C’est un des enjeux du Grenelle de l’environnent ! La famille VUILLON manifeste le 13 mars à 11h à Toulon place de la Liberté. ATTAC-VAR qui a accompagné la famille VUILLON depuis la création de l’AMAP des Olivades vous appelle à venir manifester le 13 mars pour leur apporter votre soutien.

Irène TAUTIL
Présidente d’ATTAC-VAR.

19 mai, 2010

Classé sous Logement,Santé,Témoignages — blc83 @ 18:15

DE : Annie DEL GRANDE <annie.delgrande@yahoo.fr> 

LIEU : TOULON 

 Objet : Bon courage ?

Bonjour,
Je viens de parcourir votre blog, et j’en profites pour lancer « mon coup de gueule »!!!
J’ai 47 ans, et malheureusement pour moi, je percois une pension d’invalidité 2eme catégorie, suite à une arthrodèse qui a aggravé mon état, ma pension s’élève à 654€, je percois l’allocation logement.
Je dois quitter mon logement actuel (je rends les clés le 15 juin 2010) car je n’y arrive plus fiancièrement (loyer de 600€), je vous laisse deviner ce qu’il me reste pour manger…quand je mange..et je ne peux pas travailler!
 
Je suis donc à la recherche d’un appartement. Demande de Hl
m en cours, on me dis qu’il n’y a aucun studio, ni T1 de disponible car certains sont réservés  aux employés municipaux.
Les agences ne veulent pas de moi, car ma pension n’est pas saisissable. je suis à la rue le 15 juin…donc problème de solvabilité. Mon assistante sociale me dit que je ne suis pas prioritaire car je n’ai pas d’enfants, mais heureusement que je n’en ai pas!!!je n’ose imaginer le scénario si j’en avais un!!
 
Je ne sais quoi faire, j’ai une amie qui va m’héberger pendant quelques temps, mais il ne faut pas que la situation s’éternise..
Les élus s’en moquent, alors que faire?
Cordialement et en espérant que ça puisse apporter un témoignage supplémentaire face à cette indifference, si tu es en mauvaise santé tu peux crever, je suis très en colère et pense même a déchirer ma carte électorale!
 
Annie DEL GRANDE

13 février, 2010

Lettre ouverte à la CAF du VAR

DE : Cyril COSSU cyrilcossu@yahoo.fr 

LIEU : TOULON 

 Objet : Lettre ouverte à la CAF du VAR

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2010, mon Allocation Logement est passée de 258,63€ à 170,77€, « les calculs se basant sur mes ressources 2008 »…

Or, en 2008, j’ai été employé en Contrat d’Avenir du 01 mars au 31 Août (735€/mois…) puis en CI-RMA (825€/mois…) jusqu’au 31 décembre, et ce alors que j’étais S.D.F. …

Comment pouvez-vous justifier ce ” calcul “ ?

Comment pouvez-vous amputer d’un tiers mes allocations logement alors que je n’ai un toit que depuis 6 mois ?!?!?!?

Prenez-vous seulement en compte, dans ces calculs, les conditions du marché immobilier ?

Que faites-vous de la Loi S.R.U. qui n’est pas appliquée dans notre département ?

Sans réponse de logement social HLM depuis plus de 2ans, je n’ai pu trouver un bailleur privé, acceptant de louer un logement à un travailleur en contrat aidé, qu’en juin 2009, et ce pour un loyer exorbitant de 610€/mois…

Mon Ci-RMA se terminant en Mars 2010, avec 535€ de chômage/mois (!), je n’aurais plus les ressources suffisantes pour garder mon toit au vu de vos “calculs” de prestations…

D’autre part, je n’ai plus droit également à la C.M.U. depuis Février 2010 !… Je me vois donc sommé de débourser près de 400€ pour acquérir une mutuelle : comment la payer ???…

Sur quels fondements ou ” barèmes ” vous basez-vous pour arriver à de telles iniquités ?

“Travailler plus pour être plus démuni ?”

Quelles sont les finalités de vos « calculs » ?

Garantir une main d’œuvre bon marché, tout en la domiciliant dans des foyers d’hébergements d’urgence ?

Après deux ans de travail à salaire précaire je dois donc retourner à la rue et y rester ?

Est-ce donc là votre logique ou celle de votre direction ?

A qui faut-il s’adresser pour palier à de telles spéculations ?

Comment dois-je procéder ?

Merci de me renseigner.

Cyril Cossu.

(Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

Réponse de la CAF du Var :

—– Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
dialogue.caftoulon@caf.fr

À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010

votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources ,
la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute  

Cordialement,
  Votre technicien-conseil.

Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur
http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Conclusion ?

  • Il semble donc qu’il y ait un profond décalage entre le Projet de Loi de Mr HIRSH, les informations relatives à cette Loi pourtant des plus relayées par les médias (désinformation ?), et son application concrète sur le terrain…

Il convient donc d’écrire au premier concerné, à savoir Mr HIRSH et de rétablir ainsi une information concrète sur la Loi du RSA.

Appel à tous les visiteurs :

Si vous faites face à des situations analogues merci de me faire part de vos témoignages : nous les publierons sur ce site et les enverrons au ministère.

Attention !

N’oubliez pas : 

Nous ne sommes en démocratie que si nous faisons entendre nos voix… 

Passer sous silence les disfonctionnements et les iniquités pérénise et accroit ces mêmes disfonctionnements et iniquités…

Merci donc de Réagir :

Ecrivez vos témoignages sur ce site ou à l’adresse suivante :

blctemoignages@gmail.com

comite17octobre@yahoo.fr

29 janvier, 2010

Jeunesse : Génération Sacrifiée ?

Classé sous Culture,Insertion,Logement,Ordinaire,Travail — blc83 @ 9:16

DE :

Envoyé le : Jeu 28 Janvier 2010, 22 h 24 min 40 s
LIEU : TOULON…

Objet : Article de l’Humanité du 28 janvier 2010

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.

« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. » Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. « 1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc.

Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.

Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. « Vous vous plaignez ? On vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ? On vous vire ! Vous refusez trop souvent des missions ? L’agence ne vous rappelle plus ! Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. »

Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 : « 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. » Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus : 50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres). « Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009. Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. » Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis (dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible.

Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou : « Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”. » Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres.

Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…
« Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis. « On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels  », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables.

Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. « Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène Éric. Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. »

On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.
Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ».

Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. »

« En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacunpour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. »

Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ? « Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dixhuit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une « soi-disant générosité  » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ».

Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ». Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), « la droite tente de les ériger en norme ». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique.

Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…
 

GRÉGORY MARIN

17 décembre, 2009

LA COTOREP (du Var…) : « Rentabilisons en discriminant… »

  »Privilégiée ! »

DE : Geneviève

LIEU : TOULON

Depuis 2003 je vis avec une pension d’invalidité de 653€ mensuels après que la COTOREP m’ai refusé par deux fois les demandes de reclassements professionnels déposés avec un certificat de mon rhumatologue « station debout pénible et interdiction de portage de poids » J’ai donc été jugée inapte au travail avec un taux d’handicap de 50%.

Beau modèle d’incohésion sociale que ce jugement qui m’interdit de subvenir à mes besoins vitaux par mon travail à cause de ma prétendue inaptitude alors que mon taux d’handicap de 50% m’interdit les aides sociales accordées aux personnes jugées à 80% d’handicap : versement du complément de ressources, prêts caf pour l’achat d’électroménagers ou pour adapter l’appartement à son handicap , CMU, réductions SNCF et transports en bus, etc…

A tous ces manques il faut ajouter les franchises médicales et les médicaments jugés de confort qui ne sont plus remboursés, les prothèses dentaires inaccessibles.

Ne plus se soigner correctement, manger de plus en plus mal, juste essayer de survivre et de garder son appartement…

Mon APL ayant baissé de 50€ en début d’année j’ai contacté une assistante sociale pour comprendre cette nouvelle restriction. Celle-ci ne m’a donné aucune explication sur ce changement, voilà ce que j’ai entendu de sa part :
 

- « Madame ne vous plaignez pas, rendez vous compte que vous êtes privilégiée par rapport aux Rmistes qui n’ont que 400€ pour vivre. 50€ de plus ou de moins ne changent rien dans un budget. »

Il y a 6 ans alors que j’attendais la décision de la COTOREP pour mon reclassement j’ai été radié des Assédic pour avoir refusé un stage de relooking. La conseillère qui animait l’atelier de recherche d’emploi me dit que si je ne trouvais pas de travail c’est que je ne savais pas me vendre et que je devais travailler mon image. Je lui ai répondu que c’était peut-être aussi parce que les employeurs préféraient sous-payer des jeunes en contrat de qualification plutôt que d’embaucher en CDI des personnes avec 25 années d’expérience.

Voilà encore un exemple flagrant de notre société basée sur la compétition qui accorde plus d’importance au « paraître » qu’à l’ »être.

Nous faire baisser la tête en nous culpabilisant, nous humilier pour mieux nous asservir, nous dresser les uns contre les autres, travailleurs contre chômeurs, handicapés contre Rmistes, mères au foyer contre femmes qui travaillent, voilà comment nos dirigeants assurent leur pouvoir.

Mais ils ne m’auront pas, je reste debout.

20 juin, 2009

LES « HANDICAPES » DERANGENT…

Classé sous Culture,Insertion,Logement,Ordinaire,Santé,Témoignages — blc83 @ 17:46

« Les « Handicapés »  ça dérange !… »

DE : Dominique. / domtoulon@hotmail.fr

LIEU : Toulon.

Bonjour,  Je suis une handicapée reconnue a 80 % et je touche la pension d’invalidité (a ne pas confondre avec AAH) qui est actuellement de 652.41 € par mois. 

Ce qui veut dire que je suis en dessous du seuil de pauvrete mais je touche trop pour avoir des aides et trouver un logement il est hors de question car pas assez de revenu de plus les services sociaux ne veulent pas entendre parler de nous, nous sommes derangeant…

J’ai même demandé à une assistante sociale où il y avait « un parc pour handicapés » car on doit nous cacher… Elle m’a regardé méchament mais n’a pas repondu.

Je vous souhaite bon courage pour trouver un logement et surtout beaucoup de tenacité car NOUS LES HANDICAPES ON DERANGE ces personnes qui se disent normales, mais le sont elles ? Et qu’est ce que la nomalité ? Aucune n’est capable de repondre ou alors des aneries plus grosses qu’elles. 

Dominique.

16 juin, 2009

DEMANDE D’AIDE ET SURTOUT DE SOLIDARITE

Classé sous ALERTE,Culture,Logement,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 3:37

ALERTE

DE : Monique. / moniquegauthier@free.fr 

LIEU : Toulon.  

DEMANDE D’AIDE ET SURTOUT DE SOLIDARITE :

Mes cher(es) ami(es), Je me permets de solliciter votre aide pour une personne qui est dans une grande difficulté tant morale que financière.

Au 30 juin il doit être expulsé de son logement dont il était propriétaire, il avait une solution alternative qui semble faire défaut aujourd’hui.

Je me tourne vers vous pour voir si vous avez une piste pour un logement à hauteur de 425 Euros maxi de loyer ou à défaut un garage pour qu’il puisse protéger ses meubles ou un lieu permettant d’entreposer ses meubles.

Si possible sur l’aire Toulonnaise (entre Sanary et Hyères)

Merci de me contacter par mail ou tél si vous avez des infos ou des idées sur un logement ou un garage ou lieu pour au moins entreposer ses meubles.

Merci de diffuser ce mail à vos contacts, et montront que la solidarité n’est pas un simple mot et qu’il peut s’utiliser au quotidien autour de nous.

Amicalement à vous toutes et tous, merci de l’attention que vous accorderez à ce message.

Monique : Tél : 06 60 21 36 86

Sous réserve de trouver un lieu pour cette personne, tous les bras musclés ou non seront les bienvenus pour l’aider a deménager, merci de vous signaler.

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