Blog des Laissé(e)s pour Compte / (Dpt 83)

30 octobre, 2011

Marseille – 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

Marseille – Vendredi 11 Novembre 2011 – Rassemblement des Indignés

 

Heure :

vendredi 11 novembre · 14:0019:00
Lieu :

Marseille

Vieux Port ou Prado

Marseille, France

En savoir plus :          

11 11 11 REJOIGNEZ LA (R)EVOLUTION.
PEUPLES DU MONDE !!
Un appel lancé par les indignés de New York !
a tous les « indignés »

+ d’infos : http://www.provencedemocratie.com/
lien direct : http://democratie.exprimetoi.net/t759-11-11-11-occupy-the-world

29 octobre, 2011

Les Indigné(e)s et le Var…

De : Sylvie

Message transféré de « Patrick Garin »

Objet : Création d’un mouvement des indignés à Toulon

Envoyé : samedi 29 octobre 2011 00:18

—– Original Message —–

From: Patrick Garin

To: ptadl@aol.com

Sent: Thursday, October 27, 2011 11:18 PM

Subject: création mouvement Les Indignés de Toulon

 

Bonjour tout le monde, petite info qui pourrait peut-être vous intéresser…
Un groupe d’indignés a commencé à voir le jour sur Toulon suite à la rencontre de quelques varoises et varois lors du rassemblement sur Marseille du 15 octobre 2011.


Pour celles et ceux qui se retrouvent en accord avec le mouvement des indignés et désireraient le rejoindre ou simplement en savoir un peu plus sur ce mouvement, nous nous réunissons tous les samedis à partir de 12h sur la bien nommée place de la Liberté à Toulon. Cette rencontre est bien évidemment ouverte à tous. La seule étiquette revendiquée est celle de citoyen en désaccord avec les politiques mises en oeuvre ici même en France et celles à l’encontre d’autres peuples-citoyens au delà de nos frontières dans un esprit de solidarité commune.

Plus de 40 villes françaises ont participé au rassemblement mondial du 15 octobre, pourtant seule Paris a été mentionné dans la presse… Chaque semaine de nouveaux groupes voient le jour dans de nouvelles villes comme à Toulon. Vous pouvez trouver ces différentes villes ainsi que celles des autres pays sur ce lien :

FR | 15th october: #United we will re-invent the world

www.15october.net

(Il suffit d’agrandir le lieu que vous souhaitez voir)


En attendant la finalisation d’une page active sur facebook qui portera le nom « Les Indignés du Var », je vous invite à consulter, les miennes, celle de « Pat Garin » et « Les Indignés et le Var » ou vous trouverez déjà quelques infos. Vous pouvez laisser vos commentaires, suggestions,…

Pour se retrouver, se rencontrer, se parler, s’autoriser à dire ensemble un « Non » citoyen sur la place publique en dehors de toute affiliation politique, syndicale, religieuse…pour retrouver le sens d’une agora citoyenne

Cela ne tient qu’à vous dès ce samediou l’un des suivants. Nous y serons.

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »,

très vieille devise à l’attention des grincheux…lol.

Merci de faire suivre au plus grand nombre,

A +,

Patrick.

 

2 mars, 2011

Expropriation des Olivades : Manifestation le 13 Mars

Classé sous Actualités,ALERTE,Logement,Ordinaire,Témoignages,Travail — blc83 @ 10:52

De : Attac-Var
(Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens)

« Il s’agit tout simplement de se réapproprier ensemble l’avenir de notre monde »

Communiqué

En défense des terres agricoles,
En défense des Olivades

L’expropriation menace Les Olivades et la famille VUILLON fondatrice des AMAP en France. C’est à un véritable acharnement que se livrent les responsables de TPM et de la commune d’Ollioules pour liquider les dernières petites exploitations agricoles de proximité au profit des grandes surfaces. Le projet de tramway devenu « bus thermique amélioré est donc programmé pour arriver sur l’exploitation Les Olivades à coté de Carrefour dont on prend bien soin de préserver voire d’agrandir le parking. Si l’on peut être favorable au tramway pour réduire la pollution et l’engorgement des voitures, on ne peut accepter que ce soit toujours les petits agriculteurs qui en subissent les conséquences, alors que l’on protège et développe les grandes surfaces. C’est un des enjeux du Grenelle de l’environnent ! La famille VUILLON manifeste le 13 mars à 11h à Toulon place de la Liberté. ATTAC-VAR qui a accompagné la famille VUILLON depuis la création de l’AMAP des Olivades vous appelle à venir manifester le 13 mars pour leur apporter votre soutien.

Irène TAUTIL
Présidente d’ATTAC-VAR.

19 octobre, 2010

Retraites : un problème d’arithmétique divise les Français

Classé sous Actualités,Infos Pratiques,Ordinaire,Travail — blc83 @ 22:11

De : GABO

un petit lien :
http://dai.ly/bIC0sl
et un petit exercice de calcul à faire partager :
Retraites : un problème d’arithmétique divise les Français*

D’un côté : Sarkozy, Fillon, Woerth, les parlementaires UMP, le MEDEF et pas mal d’éditorialistes qui affirment que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition.
De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens qui, après calcul, affirment qu’il ne sera pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.

Qui a raison ? Qui a tort ? Les calculs sont-il compliqués ? Des professeurs de mathématiques ont voulu en avoir lecœur net. Ils ont soumis la question, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier
d’élèves de classes de 6ème.

Ils sont partis des données incontestables suivantes :
– au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
– au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler
– dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050.

Les professeurs ont convenu que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.
Ils ont soumis l’énoncé suivant aux élèves :
« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. En 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités.
Calculer le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »
99 % des 1000 élèves ont répondu :
– en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
– en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)
– en 2050 la part de chacun aura donc augmenté par rapport à 2010

Aucun élève de 6ème n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème de partage du gâteau !

Profitant du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, quelques-uns de ces professeurs ont demandé à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés.
Le secrétaire général de lUMP a reconnu que les résultats trouvés par les élèves de 6ème étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait dû préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à
celles liées à la dépendance (le 5ème risque).
Nous avons donc refait les calculs, en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance.
Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.
Résultats du nouveau calcul :
– en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
– en 2050, la part de chacun sera de 155 g (2800 : 18)
– en 2050 la part de chacun aura toujours augmenté par rapport à 2010 !

Les explications du secrétaire général de l’UMP n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons tous les citoyens à réfléchir à la question suivante : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, Woerth, Copé, Bertrand
et les parlementaires UMP font semblant de ne pas savoir calculer ? ».
(André Martin : Co fondateur du site *http://www.retraites-enjeux-debats.org/*

13 février, 2010

Lettre ouverte à la CAF du VAR

DE : Cyril COSSU cyrilcossu@yahoo.fr 

LIEU : TOULON 

 Objet : Lettre ouverte à la CAF du VAR

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2010, mon Allocation Logement est passée de 258,63€ à 170,77€, « les calculs se basant sur mes ressources 2008 »…

Or, en 2008, j’ai été employé en Contrat d’Avenir du 01 mars au 31 Août (735€/mois…) puis en CI-RMA (825€/mois…) jusqu’au 31 décembre, et ce alors que j’étais S.D.F. …

Comment pouvez-vous justifier ce ” calcul “ ?

Comment pouvez-vous amputer d’un tiers mes allocations logement alors que je n’ai un toit que depuis 6 mois ?!?!?!?

Prenez-vous seulement en compte, dans ces calculs, les conditions du marché immobilier ?

Que faites-vous de la Loi S.R.U. qui n’est pas appliquée dans notre département ?

Sans réponse de logement social HLM depuis plus de 2ans, je n’ai pu trouver un bailleur privé, acceptant de louer un logement à un travailleur en contrat aidé, qu’en juin 2009, et ce pour un loyer exorbitant de 610€/mois…

Mon Ci-RMA se terminant en Mars 2010, avec 535€ de chômage/mois (!), je n’aurais plus les ressources suffisantes pour garder mon toit au vu de vos “calculs” de prestations…

D’autre part, je n’ai plus droit également à la C.M.U. depuis Février 2010 !… Je me vois donc sommé de débourser près de 400€ pour acquérir une mutuelle : comment la payer ???…

Sur quels fondements ou ” barèmes ” vous basez-vous pour arriver à de telles iniquités ?

“Travailler plus pour être plus démuni ?”

Quelles sont les finalités de vos « calculs » ?

Garantir une main d’œuvre bon marché, tout en la domiciliant dans des foyers d’hébergements d’urgence ?

Après deux ans de travail à salaire précaire je dois donc retourner à la rue et y rester ?

Est-ce donc là votre logique ou celle de votre direction ?

A qui faut-il s’adresser pour palier à de telles spéculations ?

Comment dois-je procéder ?

Merci de me renseigner.

Cyril Cossu.

(Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

Réponse de la CAF du Var :

—– Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
dialogue.caftoulon@caf.fr

À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010

votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources ,
la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute  

Cordialement,
  Votre technicien-conseil.

Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur
http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Conclusion ?

  • Il semble donc qu’il y ait un profond décalage entre le Projet de Loi de Mr HIRSH, les informations relatives à cette Loi pourtant des plus relayées par les médias (désinformation ?), et son application concrète sur le terrain…

Il convient donc d’écrire au premier concerné, à savoir Mr HIRSH et de rétablir ainsi une information concrète sur la Loi du RSA.

Appel à tous les visiteurs :

Si vous faites face à des situations analogues merci de me faire part de vos témoignages : nous les publierons sur ce site et les enverrons au ministère.

Attention !

N’oubliez pas : 

Nous ne sommes en démocratie que si nous faisons entendre nos voix… 

Passer sous silence les disfonctionnements et les iniquités pérénise et accroit ces mêmes disfonctionnements et iniquités…

Merci donc de Réagir :

Ecrivez vos témoignages sur ce site ou à l’adresse suivante :

blctemoignages@gmail.com

comite17octobre@yahoo.fr

10 février, 2010

Le Cedis du Var condamné pour harcèlement moral

Classé sous ALERTE,Insertion,Ordinaire,Santé,Travail — blc83 @ 11:20

Le Cedis du Var, association d’insertion sociale condamnée pour harcèlement moral

DE : Posté Mardi 19 Janvier par LE CAP : Association de soutien aux victimes de violences au travail.

http://www.le-cap-harcelement.over-blog.com/

LIEU : TOULON…

Le Cedis du Var, association d’insertion sociale condamnée pour harcèlement moral d’une Déléguée syndicale CFDT ! 

Suite de l’affaire contre le CEDIS du var opposant une ancienne Déléguée Syndicale CFDT à l’association  d’insertion.  Martine se battait depuis plusieurs années pour faire reconnaître le harcèlement moral en lien direct avec ses activités syndicales. Après un licenciement pour inaptitude, elle avait demandé l’annulation de l’autorisation de licenciement de l’inspecteur du travail. 

La Cour Administrative d’appel, après enquête, lui donnait raison en 2007. Devant le Conseil des Prud’hommes de Toulon, Martine obtenait des dommages et intérêts pour préjudice moral en 2008, mais le harcèlement moral n’était pas reconnu. 

Devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence ( chambre sociale) elle vient enfin d’obtenir gain de cause.  Pour la Cour d’Appel « il s’évince de l’ensemble de ces éléments que les agissements répréhensibles de  l’employeur caractérisant des faits de harcèlement moral postérieurement au 18 janvier 2002 mais surtout de discrimination syndicale, à l’origine des difficultés physiques et psychologiques ayant conduit à la déclaration d’inaptitude. Au demeurant, l’employeur ne démontre aucunement que les décisions concernant les fonctions et les affectations de Madame Martine V… seraient étrangères à toute discrimination prohibée. » 

L’association le CEDIS du Var a été condamnée à payer des sommes exorbitantes qui représentent deux fois le budget de l’association LE CAP qui lutte contre le harcèlement au travail.  Combien de personnes en insertion auraient – elles pu être aidées voire recrutées avec de tels montants ?  Pour ceux et celles qui suivent les galères de l’association LE CAP en matière de financement, ce résultat prouve notre utilité. Martine n’a plus jamais retrouvée une activité professionnelle stable ! 

Commentaires :Le combat paie… Enfin, les tribunaux reconnaissent le harcèlement moral par cette nouvelle victoire du salarié. Il faut se battre pour la justesse de ses convictions. Le courage de ces victimes doit être reconnu. Aidons-les à ne pas se laisser détruire. 

Commentaire n°1 posté par TABONE le 08/02/2010 à 14h07

29 janvier, 2010

Jeunesse : Génération Sacrifiée ?

Classé sous Culture,Insertion,Logement,Ordinaire,Travail — blc83 @ 9:16

DE :

Envoyé le : Jeu 28 Janvier 2010, 22 h 24 min 40 s
LIEU : TOULON…

Objet : Article de l’Humanité du 28 janvier 2010

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.

« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. » Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. « 1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc.

Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.

Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. « Vous vous plaignez ? On vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ? On vous vire ! Vous refusez trop souvent des missions ? L’agence ne vous rappelle plus ! Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. »

Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 : « 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. » Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus : 50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres). « Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009. Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. » Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis (dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible.

Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou : « Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”. » Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres.

Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…
« Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis. « On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels  », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables.

Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. « Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène Éric. Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. »

On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.
Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ».

Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. »

« En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacunpour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. »

Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ? « Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dixhuit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une « soi-disant générosité  » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ».

Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ». Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), « la droite tente de les ériger en norme ». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique.

Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…
 

GRÉGORY MARIN

17 décembre, 2009

LA COTOREP (du Var…) : « Rentabilisons en discriminant… »

  »Privilégiée ! »

DE : Geneviève

LIEU : TOULON

Depuis 2003 je vis avec une pension d’invalidité de 653€ mensuels après que la COTOREP m’ai refusé par deux fois les demandes de reclassements professionnels déposés avec un certificat de mon rhumatologue « station debout pénible et interdiction de portage de poids » J’ai donc été jugée inapte au travail avec un taux d’handicap de 50%.

Beau modèle d’incohésion sociale que ce jugement qui m’interdit de subvenir à mes besoins vitaux par mon travail à cause de ma prétendue inaptitude alors que mon taux d’handicap de 50% m’interdit les aides sociales accordées aux personnes jugées à 80% d’handicap : versement du complément de ressources, prêts caf pour l’achat d’électroménagers ou pour adapter l’appartement à son handicap , CMU, réductions SNCF et transports en bus, etc…

A tous ces manques il faut ajouter les franchises médicales et les médicaments jugés de confort qui ne sont plus remboursés, les prothèses dentaires inaccessibles.

Ne plus se soigner correctement, manger de plus en plus mal, juste essayer de survivre et de garder son appartement…

Mon APL ayant baissé de 50€ en début d’année j’ai contacté une assistante sociale pour comprendre cette nouvelle restriction. Celle-ci ne m’a donné aucune explication sur ce changement, voilà ce que j’ai entendu de sa part :
 

- « Madame ne vous plaignez pas, rendez vous compte que vous êtes privilégiée par rapport aux Rmistes qui n’ont que 400€ pour vivre. 50€ de plus ou de moins ne changent rien dans un budget. »

Il y a 6 ans alors que j’attendais la décision de la COTOREP pour mon reclassement j’ai été radié des Assédic pour avoir refusé un stage de relooking. La conseillère qui animait l’atelier de recherche d’emploi me dit que si je ne trouvais pas de travail c’est que je ne savais pas me vendre et que je devais travailler mon image. Je lui ai répondu que c’était peut-être aussi parce que les employeurs préféraient sous-payer des jeunes en contrat de qualification plutôt que d’embaucher en CDI des personnes avec 25 années d’expérience.

Voilà encore un exemple flagrant de notre société basée sur la compétition qui accorde plus d’importance au « paraître » qu’à l’ »être.

Nous faire baisser la tête en nous culpabilisant, nous humilier pour mieux nous asservir, nous dresser les uns contre les autres, travailleurs contre chômeurs, handicapés contre Rmistes, mères au foyer contre femmes qui travaillent, voilà comment nos dirigeants assurent leur pouvoir.

Mais ils ne m’auront pas, je reste debout.

8 septembre, 2009

La COTOREP & la CAF (du VAR…) : un exemple de « rentabilité » humaine…

Classé sous ALERTE,Culture,Ordinaire,Santé,Témoignages,Travail — blc83 @ 13:03

«  Si vous ne pouvez travailler avec votre bras droit…

Servez vous du gauche ! « 

DE : L.

LIEU : TOULON…

Bonjour, 

J’ai 46 ans. 

J’ai travaillé depuis l’âge de 16 ans comme agent d’entretien et femme de chambre dans l’hôtellerie. J’avais des problèmes à mon bras droit et je me suis faite soignée à plusieurs reprises pour tenir. Puis j’ai voulu me rendre utile, auprès de personnes handicapées et ai choisi de devenir auxiliaire de vie. C’est un métier très physique. Un an après les douleurs sont devenues insupportables et mon tendon a lâché.

Les médecins ne s’en sont pas aperçu tout de suite et j’ai dû subir une opération pour rien, pour qu’ils constatent seulement que le tendon était en miette et irrécupérable. Impossible de reprendre le travail. 

C’est là que les problèmes ont commencé : les Experts de la COTOREP m’ont alors simplement dit : 

- « Mais madame, si vous ne pouvez travailler avec votre bras droit, servez vous du gauche… » 

La COTOREP ne veut rien entendre et la CAF m’a coupé toutes mes aides

Je passe au Tribunal pour mon recours en octobre… 

L.

2 juin, 2009

Le Revenu de Solidarité Active

Classé sous Culture,Insertion,Témoignages,Travail — blc83 @ 15:09

Le RSA…

DE : Collectif R.T.O. / http://www.collectif-rto.org   

LIEU : Paris.  

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COLLECTIF RTO 

article sur le RSA 

L’ALLOCATION UNIQUE

Avant que la loi ne passe à l’Assemblée Nationale, puis au Sénat, le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsh, a été auditionné par la Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan. Durant son audition il a clairement précisé que l’un des trois principal objectif du RSA était une simplification du « code des droits contre l’exclusion », en clair une « simplification » de tous les droits liés à la protection sociale, au logement et à la précarité.  Il aurait dénombré 51 aides auxquelles un allocataire de minima ou un travailleur pauvre peut bénéficier. Les attributions de ces aides sont actuellement déterminées par des statuts. L’un des objectifs du RSA est de supprimer ces attributions par statut et de les attribuer selon les ressources du foyer. On pourrait supposer que se baser sur les ressources permettront à plus de personnes de bénéficier de ces aides. Pourtant en se penchant sur l’articulation du RSA on se rend compte que c’est totalement l’inverse qui va se produire : Tout d’abord, selon le département et l’allocataire les conditions de ressources seront variable. Pourront être pris en compte par exemple sa condition familiale, l’âge de ses enfants etc. ou encore une zone particulière du département, ainsi que des critères tout à fait subjectifs. Concernant les droits connexes (transports, APL, CMU-C etc.) le dispositif du RSA permet également, si le département le souhaite (voir l’article Le RSA, les aides sociales et les droits connexes aux minima sociaux : le flou et la précarité sur le site d’AC !), de les prendre en compte pour calculer vos ressources. 


Étrange paradoxe, les aides pouvant être à la fois pris en compte dans vos ressources qui elles même sont un des critères de leur attribution, il est impossible de déterminer à l’avance ce qui vous sera accordé et soustrait (de l’aide ou du complément de salaire au cas où vous auriez repris un emploi). Mais on explique rapidement ce paradoxe avec l’idée de l’allocation unique : Un plafond de revenu minimum garanti sera versé dans lequel pourront être pris en compte aussi bien les aides perçu que le « salaire ». 

Explications :  

Pour ceux qui retrouveraient un emploi et serait dans le dispositif, l ’idée est de faire de ces aides des ajouts venant compléter le salaire perçu. En ce qui concerne les critères d’attributions autre que celui des ressources le RSA laisse libre champs au département de les déterminer. Même la prime de retour à l’emploi est soumise au caprice de chaque département et ce grâce aux dérogations à certains articles du code du travail, du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale. Par exemple si votre employeur (qui, rappelons le, touchera votre allocation + une aide de l’état) estime que vous ne bosser pas assez et s’en plaint au conseil général, une réduction des droits pourra être envisageable.

En plus de bosser pour gagner quelques miettes supplémentaires « l’aide » consistera à un flicage régulier de la part d’un référent.

En fait il s’agira de moduler vos droits en partie à l’aune de votre « bonne volonté ». Ceci n’est qu’un exemple, mais le RSA permet ce type de comportement en l’état actuel des choses. Tout ceci reste assez flou et devrait être précisé par décrets dans les mois à venir.  Parallèlement à ce nouveau système d’attribution, une partie du minima touché (pour le moment seuls les allocataires du RMI ou de l’API peuvent être soumis au RSA) par la personne reprenant une activité continuera à être versé à l’allocataire. Afin d’en expliquer le principe, le Haut Commissaire a fait usage d’une ironie (in)volontaire en faisant un parallèle avec le bouclier fiscal, la mise en place d’une sorte de bouclier anti-pauvre. Concrètement une personne reprenant un boulot continuera à toucher une partie de son RMI ou de son API qui viendrait compléter son salaire de façon à ce qu’il touche une somme minimum (pourcentage non précisé). Encore une fois ce pourcentage semble être laissé à l’appréciation des départements. C’est sur cette sommes que pourront être soustrait la valeurs des aides et des droits connexes.

SE SOUMETTRE PLUS POUR GAGNER QUELQUE CHOSEUn passage de l’article de la loi TEPA, le 10§4, précise que « Lorsque les montants versés au titre du revenu de solidarité active, appréciés au moment où les bénéficiaires cessent de participer à l’expérimentation, sont inférieurs à ceux qu’ils auraient perçus s’ils n’avaient pas participé à l’expérimentation, la différence leur est restituée. ». Avec ce système d’attribution des aides et de complément de salaire, il est très simple d’imaginer ce que feront certains départements : N’accorder que très peu voir aucune aides aux simples allocataires n’étant pas dans le RSA permettant ainsi, une fois que le calcul est effectué, de dépasser les sommes perçues en tant que simple allocataire du RMI ou de l’API sans ajout du dispositif. Ceci n’est valable que pour la phase dites d’expérimentation. Une fois généralisé sur tout le territoire, ce calcul n’aura plus lieu d’être et laissera libre votre département d’agir à sa guise sans comparatif avec l’ancien système. 

Et ceux qui ne pourront ou ne voudront pas reprendre n’importe quelles activités ?  Là c’est le flou total étant donné que le volet de l’insertion sociale est passé totalement sous silence au profit de l’insertion professionnelle. Mais en peut déjà, à partir des éléments dont nous disposons imaginer que, comme le reste, cela dépendra énormément de votre département.

Citons les propos de Martin Hirsh Martin Hirsh directement tiré de son audition : 
 

« Encore faut il déterminer à partir de quelle quantité de travail on ne doit plus être dans la pauvreté, ce qui relève d’une décision politique. » ;  

« Quand la seule possibilité est de démarrer par un temps partiel, on n’a pas le droit de le refuser. »  Donc ce n’est qu’en fournissant une certaine quantité de travail (même à temps partiel et probablement quelle que soit la nature de l’emploi proposé) que l’on se doit de ne plus être un pauvre. Pour ceux qui ne peuvent pas qu’ils restent pauvres à jamais car :   « Il s’agit de travailler sur 100% des allocataires en non sur les 30% les plus employables. ».  De plus :  

« L’année prochaine, on aura une idée plus claire des dispositifs adaptés. Certes, on peut prévoir une évaluation plus précise des allocataires, mais il faut se méfier des clichés car les parcours sont assez compliqués. Il est frappant de constater que ceux qui vivent de leur travail chez Emmaüs sont plutôt issus du tiers de bénéficiaires du RMI souvent jugés inaptes au travail. Voilà pourquoi il convient d’avancer avec prudence et se méfier des catalogages. »

Quant on connait les conditions de travail chez Emmaüs, c’est à dire des durées de travail hebdomadaire pouvant aller jusqu’à 60 heures par semaine, le fait que lorsque l’on rentre en tant que compagnon on se doit de verser son RMI ou son minima à l’association qui, pour vos 60 heures de boulot vous en reverseront une partie complété parfois de 100 ou 150 euros, avec en prime le fait que vous ne cotisez pas à la retraite, on comprend rapidement dans quelle galère notre Commissaire, à nous les pauvres, veut nous embarquer.   « Pour éviter que les entreprises ne se plaignent du nombre d’offres d’emploi restées insatisfaites et les allocataires du RMI de l’impossibilité d’avoir accès à ces emplois, il est procédé, dans les départements volontaires, à des distributions de questionnaires, à des mobilisations et à des engagements d’entreprises parallèlement à un accompagnement des allocataires du RMI afin de comprendre, en visant des populations restreintes, pourquoi tant d’emplois restent vacants. Les raisons peuvent être que les intéressés ne sont pas assez bien payés, qu’ils nécessitent une qualification ou encore que les problèmes de transport ne sont pas résolus. » 

En aucune manière il n’est mentionné quelque part la question du choix de l’emploi, de ses désirs, mais uniquement des problèmes de qualification, de transports, bref des disponibilités immédiate de l’allocataire. Donc il sera impossible de refuser un emploi ou une qualification, quelle qu’elle soit. Rien n’est pour l’instant précisé concernant les réfractaires mais il est probable qu’ils seront soumis à des suspensions d’allocations et des radiations. Ces procédures étant déjà applicables il s’agira juste de les appliquer à la lettre.
Le RSA et son contrat unique d’insertion fait disparaître l’insertion sociale au profit de l’insertion professionnelle. Déjà très restreinte dans sa version originale et très difficile à faire valoir comme objet unique d’un contrat, l’insertion sociale pourra être pris en compte uniquement selon les critères déterminés par chaque département, donc tendra à disparaître totalement et n’être au service que de l’employabilité de chaque personne. 

LE FUTUR : LE PLEIN EMPLOI PARTIEL ET PRÉCAIRE POUR TOUS !  Le RSA se situe donc dans la continuité du vaste chantier de précarisation et de corvéabilité de tous les précaires et salariés. Il ne s’agit pas d’une rupture mais de l’injection d’un outils qui permet d’accélérer le processus.

D’ailleurs Martin Hirsh l’exprime lui même durant son audition :  

« Le dispositif proposé a pour but non pas de créer de nouvelles institutions mais de se glisser dans les différentes institutions existantes, comme les maisons de l’emploi ». 

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