Blog des Laissé(e)s pour Compte / (Dpt 83)

17 décembre, 2009

LA COTOREP (du Var…) : « Rentabilisons en discriminant… »

  »Privilégiée ! »

DE : Geneviève

LIEU : TOULON

Depuis 2003 je vis avec une pension d’invalidité de 653€ mensuels après que la COTOREP m’ai refusé par deux fois les demandes de reclassements professionnels déposés avec un certificat de mon rhumatologue « station debout pénible et interdiction de portage de poids » J’ai donc été jugée inapte au travail avec un taux d’handicap de 50%.

Beau modèle d’incohésion sociale que ce jugement qui m’interdit de subvenir à mes besoins vitaux par mon travail à cause de ma prétendue inaptitude alors que mon taux d’handicap de 50% m’interdit les aides sociales accordées aux personnes jugées à 80% d’handicap : versement du complément de ressources, prêts caf pour l’achat d’électroménagers ou pour adapter l’appartement à son handicap , CMU, réductions SNCF et transports en bus, etc…

A tous ces manques il faut ajouter les franchises médicales et les médicaments jugés de confort qui ne sont plus remboursés, les prothèses dentaires inaccessibles.

Ne plus se soigner correctement, manger de plus en plus mal, juste essayer de survivre et de garder son appartement…

Mon APL ayant baissé de 50€ en début d’année j’ai contacté une assistante sociale pour comprendre cette nouvelle restriction. Celle-ci ne m’a donné aucune explication sur ce changement, voilà ce que j’ai entendu de sa part :
 

- « Madame ne vous plaignez pas, rendez vous compte que vous êtes privilégiée par rapport aux Rmistes qui n’ont que 400€ pour vivre. 50€ de plus ou de moins ne changent rien dans un budget. »

Il y a 6 ans alors que j’attendais la décision de la COTOREP pour mon reclassement j’ai été radié des Assédic pour avoir refusé un stage de relooking. La conseillère qui animait l’atelier de recherche d’emploi me dit que si je ne trouvais pas de travail c’est que je ne savais pas me vendre et que je devais travailler mon image. Je lui ai répondu que c’était peut-être aussi parce que les employeurs préféraient sous-payer des jeunes en contrat de qualification plutôt que d’embaucher en CDI des personnes avec 25 années d’expérience.

Voilà encore un exemple flagrant de notre société basée sur la compétition qui accorde plus d’importance au « paraître » qu’à l’ »être.

Nous faire baisser la tête en nous culpabilisant, nous humilier pour mieux nous asservir, nous dresser les uns contre les autres, travailleurs contre chômeurs, handicapés contre Rmistes, mères au foyer contre femmes qui travaillent, voilà comment nos dirigeants assurent leur pouvoir.

Mais ils ne m’auront pas, je reste debout.

8 septembre, 2009

La COTOREP & la CAF (du VAR…) : un exemple de « rentabilité » humaine…

Classé sous ALERTE,Culture,Ordinaire,Santé,Témoignages,Travail — blc83 @ 13:03

«  Si vous ne pouvez travailler avec votre bras droit…

Servez vous du gauche ! « 

DE : L.

LIEU : TOULON…

Bonjour, 

J’ai 46 ans. 

J’ai travaillé depuis l’âge de 16 ans comme agent d’entretien et femme de chambre dans l’hôtellerie. J’avais des problèmes à mon bras droit et je me suis faite soignée à plusieurs reprises pour tenir. Puis j’ai voulu me rendre utile, auprès de personnes handicapées et ai choisi de devenir auxiliaire de vie. C’est un métier très physique. Un an après les douleurs sont devenues insupportables et mon tendon a lâché.

Les médecins ne s’en sont pas aperçu tout de suite et j’ai dû subir une opération pour rien, pour qu’ils constatent seulement que le tendon était en miette et irrécupérable. Impossible de reprendre le travail. 

C’est là que les problèmes ont commencé : les Experts de la COTOREP m’ont alors simplement dit : 

- « Mais madame, si vous ne pouvez travailler avec votre bras droit, servez vous du gauche… » 

La COTOREP ne veut rien entendre et la CAF m’a coupé toutes mes aides

Je passe au Tribunal pour mon recours en octobre… 

L.

20 juin, 2009

LES « HANDICAPES » DERANGENT…

Classé sous Culture,Insertion,Logement,Ordinaire,Santé,Témoignages — blc83 @ 17:46

« Les « Handicapés »  ça dérange !… »

DE : Dominique. / domtoulon@hotmail.fr

LIEU : Toulon.

Bonjour,  Je suis une handicapée reconnue a 80 % et je touche la pension d’invalidité (a ne pas confondre avec AAH) qui est actuellement de 652.41 € par mois. 

Ce qui veut dire que je suis en dessous du seuil de pauvrete mais je touche trop pour avoir des aides et trouver un logement il est hors de question car pas assez de revenu de plus les services sociaux ne veulent pas entendre parler de nous, nous sommes derangeant…

J’ai même demandé à une assistante sociale où il y avait « un parc pour handicapés » car on doit nous cacher… Elle m’a regardé méchament mais n’a pas repondu.

Je vous souhaite bon courage pour trouver un logement et surtout beaucoup de tenacité car NOUS LES HANDICAPES ON DERANGE ces personnes qui se disent normales, mais le sont elles ? Et qu’est ce que la nomalité ? Aucune n’est capable de repondre ou alors des aneries plus grosses qu’elles. 

Dominique.

Sans titre…

Classé sous Culture,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 17:25

Sans titre…

DE : Régis. / princessediamantvertdelamer@yahoo.fr

LIEU : Toulon.  

« Le monde est riche, lorsqu’il pense qu’il est trop pauvre d’affection… »

Jean François AUGUSTO. 

17 juin, 2009

Vêtements d’été pour Enfants

Classé sous ALERTE,Culture,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 13:15

ALERTE

DE : Coup de Pouce 83. / coupdepouce83@gmail.com

LIEU : Toulon.  

Vêtements d’été pour Enfants :

Bonjour à toutes et tous,    COUP DE POUCE 83 lance un appel pour trouver des vêtements d’été enfants de 5 ans à 10 ans ; en effet des familles que nous suivons ne peuvent pas acheter le nécessaire afin que leurs enfants puissent aller en centres aérés avec des habits et chaussures de saison.  Merci de nous faire signe et de diffuser ce message à vos contacts. 

Bien cordialement.

Coup de Pouce 83

coupdepouce83@gmail.com
Secrétaire :

Monique: 06.60.21.36.86

moniquegauthier@free.fr 

16 juin, 2009

DEMANDE D’AIDE ET SURTOUT DE SOLIDARITE

Classé sous ALERTE,Culture,Logement,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 3:37

ALERTE

DE : Monique. / moniquegauthier@free.fr 

LIEU : Toulon.  

DEMANDE D’AIDE ET SURTOUT DE SOLIDARITE :

Mes cher(es) ami(es), Je me permets de solliciter votre aide pour une personne qui est dans une grande difficulté tant morale que financière.

Au 30 juin il doit être expulsé de son logement dont il était propriétaire, il avait une solution alternative qui semble faire défaut aujourd’hui.

Je me tourne vers vous pour voir si vous avez une piste pour un logement à hauteur de 425 Euros maxi de loyer ou à défaut un garage pour qu’il puisse protéger ses meubles ou un lieu permettant d’entreposer ses meubles.

Si possible sur l’aire Toulonnaise (entre Sanary et Hyères)

Merci de me contacter par mail ou tél si vous avez des infos ou des idées sur un logement ou un garage ou lieu pour au moins entreposer ses meubles.

Merci de diffuser ce mail à vos contacts, et montront que la solidarité n’est pas un simple mot et qu’il peut s’utiliser au quotidien autour de nous.

Amicalement à vous toutes et tous, merci de l’attention que vous accorderez à ce message.

Monique : Tél : 06 60 21 36 86

Sous réserve de trouver un lieu pour cette personne, tous les bras musclés ou non seront les bienvenus pour l’aider a deménager, merci de vous signaler.

15 juin, 2009

Casse toi, pauvre con !

Classé sous Culture,Ordinaire,Témoignages — blc83 @ 23:56

« Casse-toi, pauvre con !… » 

DE : Mohamed. / cinemots@aliceadsl.fr 

LIEU : Toulon.  

Le chanteur Maxime Le Forestier a enfoncé le clou ce mardi sur Europe 1: « On peut très bien consommer en payant. Consommer c’est pas forcément voler, c’est pas forcément gratuit, c’est impossible. Il n’y a pas de repas gratuit ! »Terrible image utilisée ici par un membre imminent de l’équipe des Enfoirés, des Restos du Coeur…
http://www.lepost.fr/article/2009/05/05/1523262_hadopi-maxime-le-forestier-estime-la-position-du-ps-petainiste.html
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Casse toi, pauvre con !
A la queue leu leu, chacun derrière l’autre, humain trop humain, civilisé, poli, mais sale, abîmé par la vie, chaussures troués, sur une affiche est écrit : vous pouvez bénéficier d’un coiffeur, inscrivez vous… cheveux sales et hirsutes, vieux échappant encore pour un temps à la maison des mouroirs, mère seule, yeux mal maquillés, jeune, maigre tenant, juste debout, les yeux ternes, humain étranger mais français, maudissant ses parents d’avoir immigré ici, dans ce pays, qui les a tués.
Ces gens, ils vont au resto du coeur, une fois par semaine, pour bouffer, ces naufragés qui un jour ont coulés, corps et rêves, d’un coup, subitement…. maintenant, ils sont assis sur la plage de bitume tandis que sur les sucettes decaux,  dans les rues décorées  de guirlandes de noël, des affiches de plage sur papier glacé les font rêver à coup de billet de loto, viens sucer, pauvre con !
Les misérables, ils regardent le soleil, réchauffer les riches tandis qu’eux, ils attendent, rien, plus rien, où quelques pâtes, trois pommes de terre. Le pauvre, il demande quoi ? Il demande juste de vivre décemment ! Il n’ose plus le demander, ça ne se demande pas ça, cela doit être c’est tout.
Ils se foutent des sourires des bénévoles qui n’ont plus le temps de parler. Juste quelques mots, bonjour, merci, au revoir. Un bénévole de temps en temps lâche, ça va, comment ça va ?
Pas de réponses, avez-vous remarquez que les pauvres vous protégent de leurs malheurs ? Des fois, le pauvre, il a juste envie de crier… entendez vous ? C’est assourdissant !
Sinon,  les dialogues sont à pousser à la dépression nerveuse le plus talentueux des scénaristes :
N’oubliez pas surtout votre carton à oeuf, et votre sac isotherme, voulez vous du pain ?
Poisson ou viande ? Allez encore quelques boites… vous mangez du porc ? Voulez vous un café ? Il y a des biscuits sur la table. On demande le numéro 27.
Baisse les yeux, accepte les coups violents de ton exclusion, accepte, le don, la solidarité, des autres pauvres, et puis merde,  t’avais qu’à bosser ! T’avais qu’à piquer le boulot d’un autre ! T’avais qu’à faire des études ? Ah, t’as bac plus 5 ? En plus,  tu as des diplômes ? Désolé, je ne savais pas, pardon !
Les riches, ils ne sont pas là, ils n’existent pas, ils parlent philosophie, ils sont occupés à t’éloigner, pour ne pas partager les richesses de ta mère, la terre.
Ils la baisent, chacun son tour, sans préservatif, d’ailleurs as tu vu leurs gueules de malade boursouflés et boutonneuses, ou par quelques plaies, une puanteur couleur or, coule lentement.

Le peuple, il faut qu’il mange, sinon, c’est comme des bêtes affamées dans la jungle, ils seront prêts à tuer pour dévorer la vie. On évitera ainsi les émeutes… Heureusement qu’il y a les restos  du coeur, son hymne national,  c’est son insulte, le mot enfoirés, insulte pornographique chantés par des musiciens au frigo bien plein, ils chantent émues, leur bonne conscience.
Son drapeau, c’est un mouchoir avec lequel, se sont torchés le cul, ceux qui t’ont poussés à attendre dans la queue derrière ce vieux, en face de la porte du resto du coeur. On t’a dit que c’était pour un soir, je sais ça fait 20 ans que cela dure, alors bouffe et espère !
Crève, sale pauvre ! Crève et tais toi ! mais si tu as la solution, les chanteurs, ces enfoirés fêteront la dissolution de ce resto de cette puissance mondiale.

Après avoir bouffer, n’oublie surtout pas d’aller voter ! Pauvre con ! Et tu peux toujours lire et écouter  les bobards pour te faire croire que c’est la crise, ce mensonge que l’on te balance, depuis 40ans,  même ici par internet. Sinon, il te reste 2012 pour te faire encore enculer ! Allez casse toi, pauvre con !
A suivre…
Mohamed.

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2 juin, 2009

Le Revenu de Solidarité Active

Classé sous Culture,Insertion,Témoignages,Travail — blc83 @ 15:09

Le RSA…

DE : Collectif R.T.O. / http://www.collectif-rto.org   

LIEU : Paris.  

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COLLECTIF RTO 

article sur le RSA 

L’ALLOCATION UNIQUE

Avant que la loi ne passe à l’Assemblée Nationale, puis au Sénat, le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsh, a été auditionné par la Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan. Durant son audition il a clairement précisé que l’un des trois principal objectif du RSA était une simplification du « code des droits contre l’exclusion », en clair une « simplification » de tous les droits liés à la protection sociale, au logement et à la précarité.  Il aurait dénombré 51 aides auxquelles un allocataire de minima ou un travailleur pauvre peut bénéficier. Les attributions de ces aides sont actuellement déterminées par des statuts. L’un des objectifs du RSA est de supprimer ces attributions par statut et de les attribuer selon les ressources du foyer. On pourrait supposer que se baser sur les ressources permettront à plus de personnes de bénéficier de ces aides. Pourtant en se penchant sur l’articulation du RSA on se rend compte que c’est totalement l’inverse qui va se produire : Tout d’abord, selon le département et l’allocataire les conditions de ressources seront variable. Pourront être pris en compte par exemple sa condition familiale, l’âge de ses enfants etc. ou encore une zone particulière du département, ainsi que des critères tout à fait subjectifs. Concernant les droits connexes (transports, APL, CMU-C etc.) le dispositif du RSA permet également, si le département le souhaite (voir l’article Le RSA, les aides sociales et les droits connexes aux minima sociaux : le flou et la précarité sur le site d’AC !), de les prendre en compte pour calculer vos ressources. 


Étrange paradoxe, les aides pouvant être à la fois pris en compte dans vos ressources qui elles même sont un des critères de leur attribution, il est impossible de déterminer à l’avance ce qui vous sera accordé et soustrait (de l’aide ou du complément de salaire au cas où vous auriez repris un emploi). Mais on explique rapidement ce paradoxe avec l’idée de l’allocation unique : Un plafond de revenu minimum garanti sera versé dans lequel pourront être pris en compte aussi bien les aides perçu que le « salaire ». 

Explications :  

Pour ceux qui retrouveraient un emploi et serait dans le dispositif, l ’idée est de faire de ces aides des ajouts venant compléter le salaire perçu. En ce qui concerne les critères d’attributions autre que celui des ressources le RSA laisse libre champs au département de les déterminer. Même la prime de retour à l’emploi est soumise au caprice de chaque département et ce grâce aux dérogations à certains articles du code du travail, du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale. Par exemple si votre employeur (qui, rappelons le, touchera votre allocation + une aide de l’état) estime que vous ne bosser pas assez et s’en plaint au conseil général, une réduction des droits pourra être envisageable.

En plus de bosser pour gagner quelques miettes supplémentaires « l’aide » consistera à un flicage régulier de la part d’un référent.

En fait il s’agira de moduler vos droits en partie à l’aune de votre « bonne volonté ». Ceci n’est qu’un exemple, mais le RSA permet ce type de comportement en l’état actuel des choses. Tout ceci reste assez flou et devrait être précisé par décrets dans les mois à venir.  Parallèlement à ce nouveau système d’attribution, une partie du minima touché (pour le moment seuls les allocataires du RMI ou de l’API peuvent être soumis au RSA) par la personne reprenant une activité continuera à être versé à l’allocataire. Afin d’en expliquer le principe, le Haut Commissaire a fait usage d’une ironie (in)volontaire en faisant un parallèle avec le bouclier fiscal, la mise en place d’une sorte de bouclier anti-pauvre. Concrètement une personne reprenant un boulot continuera à toucher une partie de son RMI ou de son API qui viendrait compléter son salaire de façon à ce qu’il touche une somme minimum (pourcentage non précisé). Encore une fois ce pourcentage semble être laissé à l’appréciation des départements. C’est sur cette sommes que pourront être soustrait la valeurs des aides et des droits connexes.

SE SOUMETTRE PLUS POUR GAGNER QUELQUE CHOSEUn passage de l’article de la loi TEPA, le 10§4, précise que « Lorsque les montants versés au titre du revenu de solidarité active, appréciés au moment où les bénéficiaires cessent de participer à l’expérimentation, sont inférieurs à ceux qu’ils auraient perçus s’ils n’avaient pas participé à l’expérimentation, la différence leur est restituée. ». Avec ce système d’attribution des aides et de complément de salaire, il est très simple d’imaginer ce que feront certains départements : N’accorder que très peu voir aucune aides aux simples allocataires n’étant pas dans le RSA permettant ainsi, une fois que le calcul est effectué, de dépasser les sommes perçues en tant que simple allocataire du RMI ou de l’API sans ajout du dispositif. Ceci n’est valable que pour la phase dites d’expérimentation. Une fois généralisé sur tout le territoire, ce calcul n’aura plus lieu d’être et laissera libre votre département d’agir à sa guise sans comparatif avec l’ancien système. 

Et ceux qui ne pourront ou ne voudront pas reprendre n’importe quelles activités ?  Là c’est le flou total étant donné que le volet de l’insertion sociale est passé totalement sous silence au profit de l’insertion professionnelle. Mais en peut déjà, à partir des éléments dont nous disposons imaginer que, comme le reste, cela dépendra énormément de votre département.

Citons les propos de Martin Hirsh Martin Hirsh directement tiré de son audition : 
 

« Encore faut il déterminer à partir de quelle quantité de travail on ne doit plus être dans la pauvreté, ce qui relève d’une décision politique. » ;  

« Quand la seule possibilité est de démarrer par un temps partiel, on n’a pas le droit de le refuser. »  Donc ce n’est qu’en fournissant une certaine quantité de travail (même à temps partiel et probablement quelle que soit la nature de l’emploi proposé) que l’on se doit de ne plus être un pauvre. Pour ceux qui ne peuvent pas qu’ils restent pauvres à jamais car :   « Il s’agit de travailler sur 100% des allocataires en non sur les 30% les plus employables. ».  De plus :  

« L’année prochaine, on aura une idée plus claire des dispositifs adaptés. Certes, on peut prévoir une évaluation plus précise des allocataires, mais il faut se méfier des clichés car les parcours sont assez compliqués. Il est frappant de constater que ceux qui vivent de leur travail chez Emmaüs sont plutôt issus du tiers de bénéficiaires du RMI souvent jugés inaptes au travail. Voilà pourquoi il convient d’avancer avec prudence et se méfier des catalogages. »

Quant on connait les conditions de travail chez Emmaüs, c’est à dire des durées de travail hebdomadaire pouvant aller jusqu’à 60 heures par semaine, le fait que lorsque l’on rentre en tant que compagnon on se doit de verser son RMI ou son minima à l’association qui, pour vos 60 heures de boulot vous en reverseront une partie complété parfois de 100 ou 150 euros, avec en prime le fait que vous ne cotisez pas à la retraite, on comprend rapidement dans quelle galère notre Commissaire, à nous les pauvres, veut nous embarquer.   « Pour éviter que les entreprises ne se plaignent du nombre d’offres d’emploi restées insatisfaites et les allocataires du RMI de l’impossibilité d’avoir accès à ces emplois, il est procédé, dans les départements volontaires, à des distributions de questionnaires, à des mobilisations et à des engagements d’entreprises parallèlement à un accompagnement des allocataires du RMI afin de comprendre, en visant des populations restreintes, pourquoi tant d’emplois restent vacants. Les raisons peuvent être que les intéressés ne sont pas assez bien payés, qu’ils nécessitent une qualification ou encore que les problèmes de transport ne sont pas résolus. » 

En aucune manière il n’est mentionné quelque part la question du choix de l’emploi, de ses désirs, mais uniquement des problèmes de qualification, de transports, bref des disponibilités immédiate de l’allocataire. Donc il sera impossible de refuser un emploi ou une qualification, quelle qu’elle soit. Rien n’est pour l’instant précisé concernant les réfractaires mais il est probable qu’ils seront soumis à des suspensions d’allocations et des radiations. Ces procédures étant déjà applicables il s’agira juste de les appliquer à la lettre.
Le RSA et son contrat unique d’insertion fait disparaître l’insertion sociale au profit de l’insertion professionnelle. Déjà très restreinte dans sa version originale et très difficile à faire valoir comme objet unique d’un contrat, l’insertion sociale pourra être pris en compte uniquement selon les critères déterminés par chaque département, donc tendra à disparaître totalement et n’être au service que de l’employabilité de chaque personne. 

LE FUTUR : LE PLEIN EMPLOI PARTIEL ET PRÉCAIRE POUR TOUS !  Le RSA se situe donc dans la continuité du vaste chantier de précarisation et de corvéabilité de tous les précaires et salariés. Il ne s’agit pas d’une rupture mais de l’injection d’un outils qui permet d’accélérer le processus.

D’ailleurs Martin Hirsh l’exprime lui même durant son audition :  

« Le dispositif proposé a pour but non pas de créer de nouvelles institutions mais de se glisser dans les différentes institutions existantes, comme les maisons de l’emploi ». 

31 mai, 2009

Le Revenu de Solidarité Active

Classé sous Culture,Insertion,Témoignages,Travail — blc83 @ 11:02

Le RSA…

DE :    

LIEU : Toulon.  

Désolée pour la longueur du mail mais il m’est tout simplement impossible de ne pas vous tenir informés.  

Une personne que je connais m’a parlé du document  » demande de RSA » qu’elle venait de recevoir et qu’elle commençait à remplir quand stupéfaite elle a relu trois fois la rubrique où il est précisé qu’il faut avant toute chose intenter une action en justice contre ses parents et que si on ne souhaitait pas le faire pas intenter cette action il fallait par lettre manuscrite en apportait les raisons ! 

J’ai donc cherché le texte juridique que je vous ai mis en pièce jointe et fin de la page 3 début de la page 4, ceci corrobore bien cela ! Tous les articles dont on fait état font bien référence à l’obligation de nourrir et d’entretenir. 

Bon courage !

Isabelle.

Article 203  Créé par Loi 1803-03-17 promulguée le 27 mars 1803 

Les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants.

   Article 342

Tout enfant naturel dont la filiation paternelle n’est pas légalement établie peut réclamer des subsides à celui qui a eu des relations avec sa mère pendant la période légale de la conception.  L’action peut être exercée pendant toute la minorité de l’enfant ; celui-ci peut encore l’exercer dans les deux années qui suivent sa majorité si elle ne l’a pas été pendant sa minorité. L’action est recevable même si le père ou la mère était, au temps de la conception, engagé dans les liens du mariage avec une autre personne, ou s’il existait entre eux un des empêchements à mariage réglés par les articles 161 à 164 du présent code.

  Article 371-2  Modifié par Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 – art. 3 JORF 5 mars 2002

Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.  Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur.

Voici une partie des  d) Conditions de ressources  Les ressources (revenus d’activité et autres ressources) de l’ensemble des membres du foyer sont prises en compte pour le calcul du rSa . Sera étudié le montant cumulé des revenus des 3 mois passés de l’ensemble des membres du foyer.

   « Là ils ne précisent pas la circonférence de la notion de foyer ! «  

6 mai, 2009

Se soigner avec la CMU…

Classé sous Santé,Témoignages — blc83 @ 18:02

Se soigner avec la CMU… 

DE : Sylvain. 

LIEU : Toulon.  

Je souhaiterais témoigner sur mon parcours en matière de soins depuis que je « bénéficie » de la CMU…

J’étais suivi à Toulon par le même médecin de famille depuis mon enfance. Lorsque je me suis retrouvé au R.M.I., avec la CMU, mon médecin traitant a commencé par ne plus m’ausculter, puis à écourter les visites au maximum, enfin à ne plus rien me prescrire, pour finir par me dire « ça passera tout seul  » et enfin : « puisque vous ne travaillez pas, vous avez tout le temps de vous reposer »… Alors que j’ai eu une leucémie à vingt ans qui m’a laissé des séquelles physiques et qui nécessite une surveillance régulière des formulations sanguines… J’ai été tellement écœuré par le comportement de mon médecin traitant que j’ai fini par ne plus aller le voir.

Pour mon ophtalmologiste ce fut encore pire, il me reprochait le fait que je vienne changer mes lunettes et contrôler ma vue (une fois l’an)!…

  Je suis resté sans soins pendant deux ans.

J’ai fini par me rendre en urgence chez un spécialiste qui me suivait à l’époque de la leucémie pour les effets secondaires liés à la chimiothérapie. C’était un dermatologue : le docteur Baldassari à la Rode, vous pouvez inscrire son nom pour éviter à d’autres personnes de se faire humilier à leur tour. Son cabinet est devenu une boutique pour opérations de chirurgie esthétique, bien plus rentables que le serment d’Hippocrate… Je me suis présenté car j’étais couvert de kystes et d’eczéma à cause de mes conditions de vies précaires et du stress lié à ma situation. Ce médecin a refusé le tiers payant de la CMU et a exigé que je paye en liquide la consultation à l’issue de laquelle elle m’a simplement dit : « vous n’avez qu’a avoir une meilleure hygiène de vie » !!! (« Mangez plus et mieux »!…), après cette visite je n’avais justement plus rien pour manger !…

   J’ai commencé ensuite à perdre mes dents et là encore, impossible de trouver un dentiste acceptant la CMU. A St Jean du Var, tel praticien dont j’ai oublié le nom, pratiquait la médecine à deux vitesses : une salle pour les patients riches, traités par ses soins et une salle spéciale pour les pauvres (la CMU) traités eux par une stagiaire en formation !… Trois autres cabinets dentaires ont tout bonnement refusé de me recevoir, sous prétexte qu’il existe des centres de soins « spécialisés » pour les pauvres (Promo soins par exemple / une boucherie expérimentale…). Je suis resté sans dents. Du coup c’est l’ANPE qui me reprochait alors mon manque de prestation pour postuler à l’embauche ! « Vous pourriez faire un effort »… « Souriez pour voir »… Lamentable !  Aux urgences de Font Pré même topo : triage à l’accueil, les pauvres passent en dernier.

Mordu dans la rue par un chien, je me suis rendu en urgence au cabinet du premier généraliste venu pour demander un vaccin de rappel contre le tétanos : il m’a fait la piqûre poliment mais lorsque je lui ai dit ensuite que j’étais couvert par la CMU, le ton a brusquement changé : « pourquoi ne me l’avez-vous pas dit tout de suite ?!!! Je vous aurais injecté un autre produit!…  » Jusqu’à me fouttre dehors en me traitant de « voleur » !…

Voilà pour l’état des lieux de cette belle ville et de cette belle société pleine d’Egalité et de Fraternité… A en vomir…

Pour info, j’ai finalement trouvé, au bout de cinq ans de CMU, un médecin généraliste et un chirurgien dentiste quelque peu humains : ce sont le docteur TEBOUL (Place Noël Blache / il ne reçoit que des pauvres… Mais il les reçoit dignement…) et le docteur Coulbaut (Cabinet Dentaire rue Audeoud à l’Aguillon).

Merci si vous me publiez.

J’espère que ça pourra aider d’autres personnes. 

Sylvain. 

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